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RESULTATS DE VENTES / Mercredi 17 Juin 2009 Retour sommaire
UN « PENSEUR » DE RODIN
Drouot RichelieuMercredi 17 Juin 2009
SVV J.J. Mathias, Baron Ribeyre & Associés, Farrando Lemoine

Mercredi 17 juin à Drouot Richelieu, les sociétés de ventes volontaires J.J. Mathias, Baron Ribeyre & Associés, Farrando Lemoine organisaient une vente d’œuvres modernes.

Une partie de la vacation était consacrée à la dispersion de la collection de M. Émile Chouanard. Cette collection, comprenant quatre lots, a remporté un vif succès, totalisant un produit vendu de 6 469 755 € frais compris.

Ces lots étaient inscrits au procès-verbal de la SVV J.J. Mathias.

« Le Penseur », une taille originale (H. : 72,5 cm) par Auguste Rodin (1840-1917), lot n°133, est parti à 3 095 808 € frais compris (2 560 000 € sans frais). Ce bronze à patine brun vert, conçu en 1881-1882 et fondu en 1917, était signé A. Rodin à l’avant gauche du rocher, A. Rudier, fondeur, Paris, à l’arrière et A. Rodin à l’intérieur en relief.

Cette enchère constitue un record mondial pour un « Penseur » de Rodin. Il s’agit de la plus haute enchère enregistrée à Drouot depuis le début de l’année.

Ce bronze avait été acquis par M. Émile Chouanard le 8 mars 1917, à la Galerie Haussmann, 29, rue de la Boétie – Paris VIIIème. La facture d’achat était remise à l’acquéreur. 

Par Auguste Rodin également, une « Petite Ève », lot n°134, un bronze à patine noire nuancée vert, le petit modèle avec base carrée, a été adjugée 2 418 600 € frais compris (2 millions € sans frais).  Il avait été conçu en 1883 et fondu en 1917. Ce bronze était signé A. Rodin sur le dessus gauche de la terrasse, Alexis Rudier, fondeur, Paris à l’arrière de la terrasse et A. Rodin en relief à l’intérieur du bronze. Il portait une dédicace A Monsieur E. Chouanard sur le côté gauche de la terrasse.

Il s’agit d’un record mondial pour une « Eve » de cette taille (H. : 75,2 cm).

Une attestation de M. Léonce Bénédicte, datée du 27 mars 1917, était remise à l’acquéreur. Léonce Bénédicte agissait en tant que mandataire d’Auguste Rodin et premier conservateur du Musée Rodin.

Une huile sur toile par Henri-Théodore Fantin Latour (1836-1904), intitulée « Fleurs et panier de roses sur une table », lot n° 136, a été acquise à 737 673 € frais compris (610 000 € sans frais). Elle était datée 1883 et avait figuré dans différentes collections et galeries : Madame Edwards (Londres), Durand-Ruel, (Paris), collection Giacometti (Londres), Galerie

F. & J. Tempelaere. Elle avait été acquise auprès de cette dernière par M. Émile Chouanard le 16 juillet 1912.

Cette enchère constitue un record français pour l’artiste.

Enfin , le lot n°135, une « Biche et son faon se retournant », circa 1906, de Rembrandt Bugatti (1884-1916), un bronze à patine brun nuancé  signé  sur le dessus de la terrasse, est  parti à 217 674 € frais compris (180 000 € sans frais). Il portait le cachet de fondeur A.A. HEBRARD et le numéro 1, ainsi qu’une étiquette 903 à l’encre.

Outre la collection Chouanard, on a pu noter une belle enchère pour un meuble d’enfilade par Eugène Printz (1889-1948) & Jean Dunand (1877-1942), lot n°196, qui a été acquis à     604 650 € frais compris (500 000 € sans frais). Á caisson quadrangulaire, en bois de palmier, il ouvrait en façade par deux doubles portes ornementées de plaques de métal oxydé et patiné. Il était estampillé en bas à droite du cachet monogramme. Ce modèle avait été présenté sur le stand de l’artiste au Salon des Artistes Décorateurs de Paris, en 1938.

Par ailleurs, on a pu noter une belle enchère pour le lot n°125, deux dessins au pastel sur papier dans un même cadre par Edgar Degas (1834-1917), « Au bord de la mer, circa 1869 » et « Plage à marée basse, 1869 », qui ont trouvé preneur à 182 604 € frais compris (151 000 € sans frais).

Ces dessins avaient figuré dans la IVème vente de l’atelier d’Edgar Degas (2-4 juillet 1919), dans les collections Nunès et Fiquet (Paris), dans une collection particulière parisienne puis dans la collection Roger Gompel.

Ces lots figuraient également au procès-verbal de la SVV J.J. Mathias.

Annonces de vente

Le 17 juin prochain à Drouot Richelieu, les sociétés de ventes volontaires J.J Mathias Baron Ribeyre & Associés Farrando Lemoine organiseront une importante  vente d’art moderne dans laquelle figureront notamment deux importants bronzes d’Auguste Rodin (1840-1917), un bronze de Rembrandt Bugatti (1884-1916) et un tableau par Henri Fantin-Latour (1836-1904). Cet ensemble provient de la collection d’Emile Chouanard, constituée à la fin du XIXeme siècle et au début du XXeme siècle, elle a été conservée par la famille depuis.

Outre la dispersion de la collection Emile Chouanard,  on notera également dans cette vacation deux dessins au pastel sur papier d’Edgar DEGAS (1834-1917), présentés dans un même cadre, qui seront estimés 80 000 €. « Au bord de la mer », circa 1869, porte le cachet de la vente de l’Atelier Degas. « Plage à marée basse » est pour sa part signé et daté 69 en bas à gauche. Ces œuvres ont figuré dans la collection Nunès et Fiquet ainsi que dans la collection Roger Gompel.

« Le jardin du Luxembourg » par Albert Marquet (1875-1947) sera proposé aux enchères sur une estimation de 85 000 €. Cette huile sur toile, peinte vers 1908, est signée et datée en bas à droite et porte au dos une étiquette de la Galerie Schmitt.

Une huile sur toile d’Henri Lebasque (1865-1937), «  Chemin dans la campagne animé de personnages », sera estimée 85 000 / 95 000 €. Elle est signée en bas à droite.

On remarquera aussi «  La famille » par Lê Phô (1907-2001) estimée 40 000 / 60 000 €. Cette gouache et encre, sur soie marouflée posé sur un carton, est signée en lettres romaines, caractères chinois et cachet. Elle est titrée au dos «  Famille N°12 ».

Le mobilier Art Déco sera représenté dans cette vente par :

un meuble d’enfilade à caisson quadrangulaire par Eugène Printz (1889-1948) et Jean Dunand   (1877-1942), qui sera proposé aux enchères sur une estimation de 300 000 / 350 000€. En bois de palmier, il ouvre en façade par deux doubles portes ornementées de plaques de métal oxydé et patiné. Son piètement se compose de lames de métal en volutes posées sur un socle rectangulaire en bois de palmier. Il porte en bas à droite l’estampille du cachet monogramme.Ce modèle fut présenté sur le stand de l’artiste au Salon des Artistes Décorateurs de Paris en 1938.

 

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