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RESULTATS DE VENTES / Le mercredi 13 juin 2012 Retour sommaire
Drouot RichelieuLe mercredi 13 juin 2012
SVV J.J. Mathias, Baron - Ribeyre & Associés, Farrando - Lemoine

 

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Une exceptionnelle huile sur toile de Pierre Bonnard (1867-1947), « Marthe à la nappe blanche, 1926 », présentée lors d’une vente consacrée aux tableaux et sculptures impressionnistes, marie les thématiques les plus inspirées de l’artiste et témoigne de ses audaces lumineuses. Cette œuvre synthétique est estimée 600 000 à 700 000 €.

Tout au long de sa carrière, le peintre a largement puisé son inspiration dans l’intimité de son foyer. Ici, Marthe, son épouse et modèle, muse de certains des plus beaux nus de la peinture française, est représentée assise à table caressant son chien.

Le cadrage très serré permet néanmoins à Bonnard d’illustrer un autre de ses sujets fétiches, la nature morte. Sur une grande nappe blanche, les couleurs flamboient, opposées aux ombres colorées. Le peintre rehausse aussi la palette grâce aux noirs et aux blancs voisins.

L’artiste crée une composition spatiale sophistiquée où les plans basculent (la table, les assiettes) tandis que la fenêtre, autre motif récurrent dans son travail, ouvre sur une perspective plus lointaine.

Cette toile, signée en bas à droite, a été directement acquise auprès de Pierre Bonnard en décembre 1926 par Jacques Rodrigues-Henriques ; elle a, par la suite et jusqu’à aujourd’hui, enrichi une autre collection particulière.

L’œuvre a également figuré dans différents salons et expositions :

- Salon des Indépendants, Paris, 1927, n° 404,

- Salon du Sud-Ouest, 1927,

- Hommage à Bonnard, Salon des Indépendants, Paris, 1947,

- Bonnard, Musée de Mulhouse, 20/10 au 04/11 1951, n° 13,

- Bonnard, Paris, Maison de la Pensée française, 1955, n° 33,

- Pierre Bonnard, Paris, Musée de l'Orangerie, 1967, n° 112.

 

La vente de ce tableau s’inscrit dans l’actualité artistique au regard de l’exposition rétrospective de Bonnard à la galerie Beyeler à Bâle (janvier-mai 2012).

La modernité et l’audace de Bonnard sont aujourd’hui redécouvertes par les historiens d’art en parallèle avec les autres avant-gardes. Matisse, dès les années 20, ne déclarait-il pas : « De nous tous, c’est Bonnard qui est le plus fort ».

 

 

Vente aux enchères publiques - Drouot Richelieu - salle 4 :

Mercredi 13 juin 2012

 

Expositions publiques :

Mardi 12 juin 2012 : 11h-18h

 

Mercredi 13 juin 2012 : 11h-12h

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