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RESULTATS DE VENTES / Vendredi 22 juin 2012 Retour sommaire

Carlos Cruz-Diez "Physichromie n°623, 1972". Dim. : 70,7 x 121,7 cm. Estimation : 80 000 / 120 000 €

Drouot RichelieuVendredi 22 juin 2012
SVV PIASA
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Carlos Cruz-Diez (né en 1923) est à l’honneur avec une oeuvre significative, « Physichromie n°623 » datée de 1972. Cette acrylique et métal sur panneau, assortie d’une estimation de 80 000 / 120 000 €.

Héritier des théories scientifiques de la couleur et de l’art abstrait géométrique de la première moitié du XXe siècle, le vénézuélien Carlos Cruz-Diez est l’une des figures historiques de l’art cinétique international.

C’est au cours d’un voyage en France et en Espagne en 1955  qu’il découvre le cinétisme et développe, à partir de 1959, sa série des « Physichromies », tableaux coloristes dont l’oeuvre est entièrement ou partiellement recouverte de lamelles métalliques peintes destinées à produire un effet de chatoiement dynamique sur la rétine. La perception du spectateur est modifiée selon le point de vue adopté, incitant ce dernier, autrefois passif devant l’œuvre, à se déplacer devant le tableau pour observer le jeu de « couleurs virtuelles » provoqué par son propre mouvement et par l’évolution de la lumière ambiante.

 

Dans un tout autre registre, l’autre vedette de cette vacation est une sculpture monumentale de l’artiste sénégalais Ousmane Sow (né en 1935) figurant un « Lutteur debout (série des noubas), 1987 », estimée 160 000 / 220 000 €. Cette oeuvre a notamment été exposée sur le Pont des Arts à Paris, lors de la rétrospective consacrée à l’artiste en 1999.

S’attachant à la représentation anthropologique, Ousmane Sow travaille par séries et s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique. Les années 1970 sont pour lui des années secrètes d’expérimentation des matériaux.

À partir de 1989, il se consacre pleinement à la sculpture dans une économie de matériaux justifiée par la faiblesse de ses ressources.

Avec l’irruption de ses Noubas au milieu des années 80, Ousmane Sow replace l’âme au coeur de la sculpture, et l’Afrique au cœur de l’Europe. En passant d’un continent à un autre, il rend hommage, dans sa création sur la bataille de Little Big Horn, aux ultimes guerriers d’un même soleil.

Des peuplades d’Afrique aux Indiens d’Amérique, il recherche le fluide de ces hommes debout.

L’exposition sur le Pont des Arts, visitée par trois millions de personnes, achève de lui apporter la reconnaissance du grand public après celles des milieux artistiques.

Ousmane Sow est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands sculpteurs contemporains.

 

 

L’intérêt des amateurs devrait également se porter sur d’autres belles oeuvres parmi lesquelles :

 

- une « Marathonienne, 1981-2004 », sculpture en fer soudé et peint par Philippe Hiquily (né en 1925), numérotée 1/8  (60 000 / 80 000 €) ;

 

- une huile sur toile, signée en bas à droite par Jean-Michel Atlan (1913-1960), « Sans titre, 1956 », évaluée 55 000 / 65 000 € ;

 

- une acrylique sur toile par Jin Meyerson (né en 1972), « Parade between now and then, 2007 », estimée 40 000 / 50 000 € ;

 

- une acrylique sur papier et carton par Karel Appel (1921-2006), « Sans titre, circa 1980 », (35 000 / 40 000 €) ;

 

- « Sans titre, 1970 », une grande huile sur toile (200x185 cm) signée par Dado (1933-2010), estimée 30 000 / 40 000 €.

 

Dautres grands noms de l’art contemporain ponctueront cette vacation, comme Niki de Saint-Phalle (1930-2001) avec des « Baigneurs, 1980-1981 » (25 000 / 35 000 €), ou Francis Bacon (1909-1992) avec une eau-forte et aquatinte « Portrait de Peter Beard, 1976 », (10 000 / 15 000 €).

 

 

En seconde partie de vente, plus de 70 créations mettront en lumière la vitalité de la scène française de l’art urbain.

 

Parmi les artistes les plus en vue, André (Mr A) ouvrira ce chapitre avec une oeuvre réalisée à la bombe aérosol sur toile de chantier « Sans titre, 2002 », (3 000 / 4 000 €).

André (né en 1971), de son véritable nom André Saraiva, fait partie de la première génération des tagueurs français ; il est le créateur d’un personnage rose, Monsieur A, qu’il dessine sur les murs à travers le monde, caractérisé par une asymétrie des yeux (l’un œil rond, l’autre en croix). Il a exposé ses toiles rue Louise-Weiss et possède son espace propre au Palais de Tokyo, la « BlackBlock », où une sélection de gadgets japonais, de sacs de la styliste Olympia Le Tan et de déclinaisons de Mr. A sur divers objets et tee-shirts sont exposés dans des vitrines-frigos.

 

Christian Guémy (né en 1973), alias C215, livre une oeuvre caractéristique de son travail, « Sans titre, 2011 », bombe aérosol sur panneau signalétique monogrammé en haut à gauche (3 500 / 4 500 €).

On a pu admirer ses pochoirs réalistes et stylisés sur quantité de supports urbains : portes, bornes électriques, boîtes aux lettres, murs délabrés ou taggés… des portraits qu’ils travaille minutieusement d’après photo.

 

SHUCK2 (né en 1972), figure du mouvement graffiti français, se distingue avec une acrylique sur toile signée en bas à gauche « Sans titre, 2010-2012 », estimée 2 500 / 3 500 €.

 

NEBAY (né en 1973) sera représenté par une acrylique et bombe aérosol sur toile, « Océanik macadam, 2012 » (1 800 / 2 200 €). Graffeur depuis 1987, son travail sur toile se construit autour de la couleur, de la forme et du lettrage.

 

Enfin, citons un quadritptyque de LUDO (né en 1976), « Beestie Boys, 2011 » à l’acrylique et crayon gris sur papier (1 800 / 2 500 €) ou une toile par KATRE (né en 1977), « K Red Ivry house, 2011 » (1 500 / 2 000 €).

 

 

Vente aux enchères publiques - Drouot Richelieu - salles 1&7 :

Vendredi 22 juin 2012 à 14 h

 

Expositions publiques :

Jeudi 21 juin 2012 : 11h-18h

Vendredi 22 juin 2012 : 11h-12h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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