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jeudi 24 novembre 2016
Voyage au cœur des rites et légendes d'Afrique et d'Océanie
Binoche et Giquello
Experts : Patrick Caput et Bernard Dulon assistés d’Emmanuelle Menuet

La maison Binoche et Giquello nous emmène dans un voyage poétique au cœur des cultures d’Afrique et d’Océanie. À travers 66 objets savamment sélectionnés selon leur ancienneté, leur esthétisme et leur provenance, collectionneurs, amateurs ou néophytes seront charmés par les rites et légendes portés par chacun d’eux. Du Mali aux îles Fidji, en passant par la Côte d’Ivoire, le Nigéria ou la Nouvelle-Zélande, se succèderont des objets utilisés jadis lors des rituels, charmes, célébrations ou dans des parures.

Aperçu de ces objets chargés d’histoires et de magie.

Plaque Edo du Royaume du Bénin, art de cour et protection divine 

« Au palais, de nombreux autels étaient dédiés à une multitude de divinités et ancêtres. L'Osuan est l'un des deux grands prêtres à officier sur l'Ebo n'Edo, un prestigieux autel très ancien dédié à Uwen et Ora, deux créatures […] chargées de réguler les éléments naturels afin de garantir la permanence du peuple et de la dynastie du Bénin. Selon les croyances populaires, la quantité de pluie, la force du vent, la chaleur du soleil, la fertilité du sol et la fécondité des hommes pouvaient être manipulés par ceux qui étaient initiés aux secrets d'Uwen et Ora »
Parmi plus de neuf cents plaques rectangulaires en bronze découvertes au sein du palais de l’Oba et saisies en 1897 par les britanniques, cette plaque Edo représente un prêtre Osuan, coiffé d’un oro, signe de haut lignage, habillé d’une longue robe signifiant sa qualité de prêtre et tenant dans chaque main les bâtons écorcés, emblèmes de l’Osuan.
Magnifique témoignage de l’art de cour médiéval du Bénin, cette œuvre du XVIIe siècle appartenue successivement à la Collection René Rasmussen, à la Merton Simpson Gallery (New-York), à la collection Alice Kaplan (New-York), à la Galerie Alain de Monbrison puis à une collection privée européenne. (600 000/800 000 €) (lot n° 16)

Masque Heaume Janus, gardien de l’ordre et objet de craintes 

Gardien de l’ordre, cet étrange masque anthropo-zoomorphe devait faire appliquer la loi et susciter la crainte des actes violents et des accès de fureur. La forme de ce masque se dupliquant au sommet d’un cimier cylindrique rappelle celle des masques Agbanado.
"La légende raconte qu'Agbanabo se tenait un jour de fête sur un monticule de terre comme il était d'usage. Observé par la femme du roi, Ata, Agbanabo la menaça, mais la reine lui opposa sa sérénité. Il retourna sur ses pas puis lança sur la reine les deux lances qu'il tenait, provoquant la mort de cette dernière. Le roi décida d'interdire cette mascarade, mais la pression de son peuple fut si grande qu'elle perdura cependant, Agbanabo n'étant plus autorisé à tenir autre chose que des bâtons."
Depuis 1970, ce masque garnissait la collection bruxelloise Samir et Mina Borro avant d'enrichir une collection privée européenne. (180 000/250 000 €) (Lot n° 17)

Énigmatique Matakau 

Très attendue, une petite femme sculptée dans le bois, mesurant 18,7 cm et datant de la fin du XVIIIe / début du XIXe siècle, sera une des pièces exceptionnelles de cette vente.
Seulement six matakau sont aujourd’hui répertoriés, parmi lesquels quatre sont conservés dans des musées. Ces statuettes anthropomorphes en bois aux détails propres à chaque île, sont transmises de génération en génération et sont associées à des cérémonies magico-religieuse.
Talismans, amulettes ou mascottes claniques, les usages de ces figurines restent hypothétiques. Dressées sur les tombes des chefs de clans, ornant les faîtages ou les piliers devant lesquels étaient présentées les victimes des sacrifices cannibales des bure kalou (« temples païens » des missionnaires), ces figures d’ancêtres pouvaient aussi servir d’habitat provisoire à l’esprit surnaturel convoqué par le prêtre lors de ses transes chamaniques. Cette figurine était présentée lors de la vente Sotheby's du 24 mars 1986. Elle rejoignit ensuite la collection de Wayne Heathcote à Londres avant d'enrichir une collection new yorkaise. (130 000/180 000 €) (Lot n° 21)

L’art du portrait Soninke 

Orné d’une barbe en forme de plateau plat et couvert d’un petit bonnet pointu, l'ancêtre An Dugo sculpté sur un sceptre en bois est typique du style Soninke. Personnage puissant, le commanditaire de cette œuvre se serait fait représenter de son vivant, dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, sur ce sceptre, emblème de pouvoir spirituel et politique. À sa mort, après qu’aient été effectués les rites appropriés, l’objet devient alors un portrait d’ancêtre. Les Soninke furent les premiers groupes Pré-Mande à créer un état sahélien connu par les voyageurs arabes comme l'empire du Ghana et situé au Wagadu. Collectée par Philippe Guimiot au Mali en 1978, cette figure d'ancêtre faisait partie de la collection de Baudouin de Grunne à Bruxelles avant de figurer dans une collection new-yorkaise. (70 000/100 000 €) (Lot n° 28)
 
Exposition publique – Drouot – Salle 9
Les 22 et 23 novembre, de 11h à 18h
Jeudi 24 novembre, de 11h à 15h

Vente aux enchères publiques – Drouot – Salle 9
Jeudi 24 novembre, 18h