DROUOT PRATIQUE / Historique

Historique
Un peu d'histoire

La vente aux enchères publiques est une pratique très ancienne, qui remonte à l’antiquité romaine. Disparue avec la chute de l’Empire, c’est à Paris que revint l’honneur de faire revivre cette activité en Europe. Dès 1254, une ordonnance de Saint Louis installe les « sergents à verge et à cheval », puis en 1552, un édit de Henri II institut les offices de « maîtres priseurs-vendeurs » et donne à la profession certains traits caractéristiques encore valables aujourd’hui, notamment le statut d’officier ministériel.

Depuis plus de quatre siècles, la tradition française de la vente aux enchères publique offre des garanties uniques au monde de rigueur et de sécurité des transactions.

Les enchères sont dites publiques car accessibles à tous. La vente aux enchères permet l’établissement du « juste prix » d’un objet grâce à une confrontation transparente et publique de l’offre et de la demande.

Les salles, au nombre de 14, se répartissaient sur un rez-de-chaussée surélevé et un premier étage. Les bureaux se trouvaient à l'entresol. L'éclairage au gaz est installé à la fin du siècle et les salles sont chauffées par un calorifère à houille dispensant une température de dix degrés dans les salles.

Dès 1869, l'ingénieur Edoux installe l'un des premiers monte-charge hydrauliques de Paris. Modifié par la suite pour fonctionner à l'air comprimé, il remplit son office jusqu'en 1950.
Hotel des ventes drouot
L'Hôtel de la rue Drouot en 1867. Il gardera cet aspect plus de cent ans.
Autour et à l'intérieur de l'Hôtel Drouot gravite un petit monde original avec ses professionnels et ses amateurs, ses lois et ses coutumes, son langage et son humour. Pour certains c'est un monde mystérieux, fermé, réservé à quelques initiés.

D'autres au contraire le considèrent comme un milieu ouvert, offrant un spectacle amusant dans lequel, par le jeu des enchères, chacun peut tenter sa chance.
Colleur d'affiche Drouot
Commissionnaire hotel Drouot
Au XIXe siècle, les commissaires-priseurs se préoccupent déjà de la publicité des ventes que favorise l'essor de la presse.

En plus des affiches apposées directement sur la façade du bâtiment, les ventes sont annoncées dans des journaux spécialisés tel que "Le Gratis" (créé en 1834) et qui était distribué dans les diligences parisiennes. Il deviendra par la suite "Le Moniteur des Ventes" .

En 1999, des écrans d'ordinateurs placés à tous les étages de l'actuel hôtel des ventes informent les visiteurs des expositions et ventes du jour.
L'Union des Commissionnaires de l'Hôtel des Ventes, dont la création remonte à 1832, est probablement la seule corporation qui subsiste actuellement en France.

Les premiers commissionnaires se recrutèrent surtout parmi les Auvergnats. Au fil des années, ils furent progressivement remplacés par des Savoyards, dont le recrutement s'exerçait, et s'exerce encore, par cooptation au sein du cercle familial ou villageois.

Ils sont tous propriétaires de l'entreprise. Ils portent sur leur collet rouge un numéro transmissible au successeur, numéro habituellement utilisé pour les désigner de préférence à leur patronyme.
1976 : les affiches informent le public de la fermeture prochaine de l'Hôtel Drouot et de l'ouverture de 20 salles de ventes dans la gare d'Orsay.

Cet hôtel des ventes provisoire installé dans un site exceptionnel connut un grand succès.
Hotel des ventes drouot
Source :
Bibliographie : Paul Guillaumin : Drouot, hier et aujourd'hui. / Paris : Les Éditions de l'Amateur, 1986. / ISBN : 2-85917-060-X