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Hotel Drouot
Résultats de ventes
« À Drouot, l'émotion
est dans tous les instants
et dans toutes les salles. »
vendredi 05 juin 2015
OVV FERRI

L’histoire de la famille Pereire attirait un grand nombre de collectionneurs à Drouot ce vendredi 5 juin, la dispersion de l’ancienne collection de cette famille liée aux activités qui dynamisèrent le XIXe siècle fut rythmée de belles enchères pour totaliser un produit vendu de plus d’un million d’euros. 
  • Un bureau plat d’époque Louis XV attribué à Jacques DUBOIS (1694-1763) a vu son prix s’envoler jusqu’à 537 200 €. À façade et coté mouvementés ouvrant à trois tiroirs, il présente un décor en laque européenne dans le goût japonais de paysages polychrome et doré sur fond noir, ainsi que de riches ornementations de bronzes rocailles. (Lot n° 153)
  • Un Concert d'animaux attribué à Claude GILLOT (1673-1722) a suscité une vive bataille d’enchères jusqu’à 29 072 €. Ce panneau peint constituait probablement un élément de décor. (Lot n° 21)
  • 22 752 € ont récompensé une commode d’époque Louis XV à façade et cotés galbés estampillée Christophe WOLFF, reçu maître en 1755. Elle ouvre à deux tiroirs sans traverse et présente un décor en laque européenne polychrome et dorée sur fond noir dans le goût du Japon de personnages dans des paysages. Elle repose sur quatre pieds galbés et est animée d’une ornementation de bronzes rocailles, elle porte le poinçon de maîtrise. (Lot n° 148)
  • Le Portrait de Madame Isaac Pereire, 1859, par Alexandre CABANEL (1823-1889), un des peintres préférés de la famille Pereire, a été adjugé 19 592 €. Ce portrait familial garnissait la demeure de Madame Isaac Pereire puis de Madame Gustave Pereire en 1928 avant d’enrichir une collection particulière en 1953. L’oeuvre a été notamment offerte à la vue des amateurs au Salon de 1861, et au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1953. (Lot n° 34)
vendredi 22 mai 2015
OVV PIERRE BERGÉ & ASSOCIÉS

Synonyme de luxe et d’élégance, Jean Patou, qui aimait être sous le feu des projecteurs avait aussi son « jardin secret » de fervent collectionneur.
Il avait l’amour des jardins, des tableaux de maîtres, des objets d’art et des livres rares. La bibliophilie a été une de ses grandes passions, comme en témoigne la qualité des manuscrits réunis dans sa collection.

Sa collection a remporté un franc succès, totalisant 1 403 382 €.
  • Star de la vente, Nu debout se coiffant (baigneuse aux bras levés), 1898, d’Aristide MAILLOL (1861-1944) a suscité un vif intérêt jusqu’à 550 340 €. Il s’agit d’une épreuve en bronze à patine fondue par Alexis Rudier (Paris). Signée. Haut. : 80 cm. (Lot n° 114) ;
  • Une tenue de golf de Jean PATOU, circa 1930, a suscité également de belles enchères jusqu’à 108 010 €. En tricot de laine rose dragée et gris perle. Griffée. Provenance : garde-robe personnelle de Madeleine Barbas Patou, soeur de Jean Patou. (Lot n° 19) ;
  • Une tenue pour les sports d’hiver de Jean PATOU, automne-hiver 1933/34, a également été adjugé 108 010 €. En gabardine de laine imperméabilisée noire. Sans griffe. Provenance : garde-robe personnelle de Madeleine Barbas Patou, soeur de Jean Patou. (Lot n° 33).

Sept préemptions démontrent la qualité de cette collection :
  • Une robe en crêpe de soie façonné bleu nuit de Jean PATOU, printemps-été 1935, a été préemptée 21 896 € par le musée des Arts décoratifs. Elle est accompagnée de sa longue cape à capuche drapée en tulle de coton et panne de velours de soie bleu nuit. Griffée. Provenance : collection Princesse Nilfur. (Lot n° 38) ;
  • Un sweater Jean PATOU, circa 1925/26, en fil d'Ecosse bleu marine, corail et ficelle, a été préempté à 3 606 € par le musée Galliera. Sans griffe. (Lot n° 16).
jeudi 07 mai 2015
OVV CHRISTOPHE JORON-DEREM

La vente de la collection du Docteur et Madame T. a réuni un grand nombre d’amateurs d’art d’après-guerre et de design. Constituée depuis plus de trente ans, cette collection réunissait sculptures, peintures et mobilier design d’après-guerre. Placée sous le signe de la passion, elle traduisait également le désir de faire partager l’art au plus grand nombre, dans le cadre majestueux du Parc de Sculptures Contemporaines du Donjon de Jouy, à côté de Nevers.

Quelques beaux résultats :
  • Star de la vente, Rosine, 1959-1967, sculpture en bronze de César Baldaccini dit CESAR (1921-1998), a  été adjugée 56 340 €. Signée sur la base, cette épreuve numérotée 4/8  porte le cachet du fondeur Bocquel. (Lot n° 49)
  • Lux (sculpture spatioluminodynamique), 1974-1975, de Nicolas SCHOFFER (1912-1992) a été vendue 46 324 €. Cette sculpture en acier découpé provient de la Fondation Verannemann (Belgique) après avoir garni la collection de l'artiste. (Lot n° 151)
  • 37 560 € ont récompensé L'espagnol, circa 1960, Émile GILIOLI (1911-1973). Cette sculpture monumentale en acier noir et rouge est une oeuvre unique, la plus grande par la taille de cet artiste que la critique associa au travail de Brancusi. (Lot n° 143)
  • Enclos primitif, 1960, huile sur toile est signée et datée de Zoran Antonio MUSIC (1909-2005), a été adjugée 23 788 €. Une peinture de la même série a été acquise par l'État en 1960 afin d’être affectée au Musée National d'Art Moderne - Centre de création industrielle. (Lot n° 43)
  • Personnage, sculpture en pierre de Soignies signée d’Eugène DODEIGNE (né en 1923) a été adjugé 23 788 € (Lot n° 131)
vendredi 17 avril 2015
OVV DROUOT ESTIMATIONS

De beaux résultats ont rythmé cette vente dédiée aux livres et manuscrits.
  • L’édition originale de Narcisse ou l'Amant de lui-même de Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), datée de 1753, a été adjugé 48 440 €. Ce précieux exemplaire porte sur le titre un envoi autographe signé de l’auteur : « Pour Monsieur Malouin de la part de son très humble serviteur Rousseau ». (Lot n° 181)
  • La maquette originale de l’ouvrage Les Seuils Empourprés. Dix évocations érotiques composées et gravées par Ansaad de Lytencia, datée de 1927, a été adjugée 18 165 €. Le document comprend 15 pages in-4 et 15 aquarelles originales sous chemise. Une attestation autographe signée de Georges GUINEGAULT révèle l’identité du véritable auteur de ces curiosa, généralement données à André Lambert. (Lot n° 98)
  • Une édition originale des Trois Contes (Un Coeur simple, La Légende de Saint-Julien l’Hospitalier, Hérodias) de Gustave FLAUBERT (1821-1880), Paris, G. Charpentier, 1877, a été adjugé 15 500 €. Il s’agit de l’un des 100 exemplaires sur Hollande, garni de sa reliure d’époque, avec envoi autographe d’Émile Zola. (Lot n° 199)
  • Pilote de Guerre d’Antoine de SAINT-EXUPÉRY (1900-1944), New-York, Éditions de la Maison Française, 1942, a été adjugé 10 294 €. Il s’agit d’un in-12 signé sur le faux-titre, avec dessin original. (Lot n° 284)

Parmi les dessins de Jean COCTEAU (1889-1963) :
  • 4 712 € ont récompensé Marie Chabelska en petite fille américaine de « Parade ». Il a été réalisé à l'encre sur calque en 1917. (Lot n° 65)
  • Créon a été adjugé 2 728 €. Il a été réalisé à l'encre et lavis sur calque vers 1928. (Lot n° 64)
vendredi 17 avril 2015
OVV FERRI

Pour sa nouvelle session consacrée à l’art populaire, la Maison de ventes Ferri avait réuni près de 300 pièces, dont une partie provenait de la collection Maigne. La sélection s’organisait autour de quelques grandes thématiques liées à la destination, aux matériaux ou à l’imagerie de ces objets usuels, datant du XVIe siècle pour les plus anciens au XXe siècle.

La vacation a été ponctuée par quelques résultats particulièrement significatifs pour la spécialité.
  • Un coffret au couvercle bombé en bois d'essences diverses a été adjugé 16 432 €. Réalisé dans le Cantal en 1804, il est de la même main que celui conservé au musée de la Haute Auvergne à Saint-Flour, daté 1803. (Lot n° 251)
  • 15 168 € ont récompensé des cartes manuscrites d’une reconnaissance relative à la Pêche à la morue sur l’Islle de Terre-Neuve, ordonnée par le Ministre de la Marine et effectuée en 1821 par M. Le Tourneur, ancien lieutenant de vaisseau et capitaine au long cours. Le recueil, grand in-folio, est composé d’une planche de titre et 42 planches aquarellées, numérotées de 15 à 57. (Lot n° 30)
  • Un mannequin d'atelier grandeur nature du début du XIXe siècle, à l’armature articulée et démontable construite en bois d'essences diverses, a recueilli 12 640 €. Réglable en hauteur, il permettait d'étudier le rendu des drapés. D'après la tradition familiale, ce mannequin proviendrait de l'atelier d'Eugène Delacroix. Un modèle proche, signé « Guillois », est conservé à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Jugé trop complexe et coûteux à réaliser en série, Guillois a conçu un modèle simplifié qu'il présente en 1799 à une séance de l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture. Il est à noter qu’une exposition sur le thème des mannequins d'artiste se tient au musée Bourdelle jusqu’au 12 juillet 2015. (Lot n° 24)
  • Un cadran solaire de forme circulaire en alliage d'étain a été préempté par le service de la Bibliothèque et des Archives de l’Assemblée Nationale à 1 833 €. Il est agrémenté de la dédicace « LA NATION LA LOY LE ROY/DÉDIÉ ET PRÉSENTÉ A NOS SEIGNEURS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE EN MARS 2eme ANNÉE DE LA LIBERTÉ FRANCAISE 1790 ». Dans le procès-verbal des séances de l'Assemblée Nationale de 1789 à 1791, il est fait état que le 6 mars 1790, Le sieur Pellier, horloger, a été admis à la barre, où il a offert à l'Assemblée l'hommage d'un cadran solaire de son invention. (Lot n° 138)
Jeudi 15 et vendredi 16 avril 2015
OVV BINOCHE ET GIQUELLO

C’est Victor BRAUNER (1903-1966) qui remportait la plus haute enchère, à 111 250 €, de ce beau programme consacré aux avant-gardes du XXe siècle constitué de livres, manuscrits, revues, lettres autographes, photographies, dessins et tableaux.
Plante si animale, huile sur toile daté de 1928 et signée de l’artiste est inspirée par les poèmes publiés en 1929 à Paris par son ami et compatriote roumain Ilarie Voronca. Provenant d’une collection particulière, l’oeuvre a figuré dans la collection Claude Sernet jusqu’en 1991, date de la vente de sa collection par Briest à Paris. (Lot n° 123)

La vacation organisée sur deux jours a enregistrée d’autres belles enchères, dont :
  • une enveloppe secrète manuscrite comportant la signature autographe de Lénine, datée de 1918, a suscité une bataille d’enchères jusqu’à 13 860 € (Lot n° 64) ;
  • un poème tapuscrit signé de Boris PASTERNAK (1890-1958) et daté du 10 mai 1916 a bénéficié d’un coup de marteau à 22 680 €. Il s’agit de l’une des premières versions du poème d’amour Souvenirs de Marbourg. (Lot n° 74) ;
  • un cadavre exquis réalisé aux crayons de couleurs sur papier noir par André BRETON, Yves TANGUY, Jeanne TANGUY, Valentine HUGO s’est vendu 41 250 €. Datant de 1930, il porte une note autographe au verso au crayon blanc d’André Breton indiquant le nom des quatre participants. (Lot n° 146) ;
  • un très beau dessin signé d’Unica ZURN et daté de 1964 obtenu 11 340 €. Ce dessin à l’encre noire et de couleurs, restauré et marouflé sur toile, a été réalisé lors de son internement à l’hôpital psychiatrique de La Rochelle. (Lot n° 604).
samedi 11 avril 2015
OVV CASTOR – HARA

À l’occasion d’une semaine très rock’n’roll, la vente de guitares organisée par la Maison de ventes Castor – Hara a remporté un vif succès, totalisant 118 875 € pour 120 lots et faisant salle comble grâce à un public de mélomanes, collectionneurs et musiciens.

Quelques beaux résultats au registre des guitares classiques :
  • une guitare réalisée par Guillaume MARTIN dans l’atelier de PONS vers 1830, a été adjugée 7 500 €. Cet instrument, signé, était destiné au marché anglais de par sa construction et ses mécaniques. La caisse est en citronnier, la table en épicéa et les nombreuses marqueteries en ivoire, ébène et nacre. Diapason : 64,8 cm, espacement au sillet : 4,2 cm. (Lot n° 23)
  • une guitare Selmer-Maccaferri hawaïenne à 6 cordes de 1932 a été vendue 7 000 €. La caisse laminée est en palissandre et la table en épicea. Ce type de guitare, fabriqué pour répondre à la mode éphémère de la musique hawaïenne, fut notamment utilisée en France par Gino Bordin. (Lot n° 13)
  • une guitare espagnole réalisée par le luthier Enrique SANFELIU à Barcelone en 1936, a été adjugée 7 750 €. Diapason : 64,5 cm, largeur au sillet de tête : 5,1 cm. Elle comporte des mécaniques Fustero faites sur mesure. Enrique Sanfeliu fut le luthier de la fameuse guitare d’Augustin Barrios (1885-1944). (Lot n° 14)

Les guitares électriques ont également bénéficié de jolis coups de marteau :
  • une guitare électrique Hollowbody de marque Gretsch, Chet Atkins, modèle Nashville 6120 de 1967, a été vendue 3 500 €. Il s’agit de la guitare mythique adoptée par Chet Atkins, Eddie Cochran et Brian Setzer, jusqu'a cette version double cutaway dans une audacieuse finition orange utilisée dès sa naissance en 1955. (Lot n° 79)
  • une guitare Hollowbody électrique de marque Gibson, modèle ES-355TD Mono Bigsby de 1959, à la finition Cherry, est partie à 5 625 €. (Lot n° 84)

Ce premier rendez-vous, très enthousiasmant, sera renouvellé dès le mois de novembre.
 
vendredi 10 avril 2015
OVV BEAUSSANT LEFÈVRE

Dans ce programme qui a totalisé 858 000 €, c’est une importante statue de Guanyin en bois à traces de polychromie, datant du XVIIe siècle, qui s’est distinguée avec une adjudication à 281 250 €. La divinité, assise en rajalilasana (délassement royal), repose sur une base soutenue par des adorants, son bras gauche replié posé sur son genou gauche et soutenant sa tête penchée, sa main droite posée sur une chimère et tenant une branche de lotus.

Bodhisattva le plus connu et le plus populaire en Chine, Guanyin est une divinité du bouddhisme Mahayana (Grand Véhicule), dont l’origine est indienne. Son nom chinois Guanyin (ou guanshiyin, guangshiyin) signifie « considérant les voix du monde » – du sanscrit Avalokita-(observateur) -svara (son) – ce qui traduit son rôle d'émissaire auprès des Bouddhas Shakyamuni et Amitabha.

Pour les croyants chinois, Guanyin est la divinité qui sauve et résout les problèmes : maladies, guerre, pauvreté… C’est aussi Guanyin qui amène les défunts à « la terre pure occidentale de la béatitude ».

Ces attributions expliquent sa très grande popularité auprès du peuple chinois, et ce depuis l’introduction du bouddhisme en Chine. Les croyants ont personnalisé et sécularisé la divinité : son apparence est devenue de plus en plus féminine ;  elle a eu, au fil des siècles, de plus en plus d’incarnations différentes.

Notre statue de Guanyin assise reflète bien cette sécularisation du XVIIe siècle en Chine : elle présente un visage féminin et doux, tenant une branche de lotus qui symbolise la pureté bouddhiste ; ses yeux fermés expriment la sérénité. Il s’agit d’une rare incarnation de Cintamani cakra Guanyin : Guanyin pensif. Comme toutes les autres incarnations de Guanyin, celle-ci représente l’espoir des croyants : elle compatit à la souffrance des hommes et les sauve de l’enfer.L’œuvre a été répertoriée dans une ancienne collection privée à partir de 1931, et à la Galerie Jacques Barrère en 2007. (Lot n° 352)