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Lot n° 75

MANUSCRIT avec additions et corrections autographes, Article
Collège, dans l'Encyclopédie, [1753-1764]; cahier cousu de 24 pages in-4 sur 6 doubles feuillets de papier vergé plus 3 pages entièrement autographes petit in-4 sur 2 ff ajoutés.
Précieux manuscrit d'un article de l'Encyclopédie, enrichi d'annotations autographes inédites.
Ce manuscrit correspond au texte imprimé en 1753 de l'Encyclopédie, dans le tome III, depuis la fin de la page 634, jusqu'à la fin de la page 637. Il commence ainsi: «Nous n'entrerons point ici dans le détail historique de l'établissement des différens colleges de Paris; ce détail n'est point de l'objet de notre ouvrage, et d'ailleurs intéresseroit assez peu le public: il est un autre objet bien plus important dont nous voulons ici nous occuper; c'est celui de l'éducation qu'on y donne à la jeunesse.» Il se termine ainsi (nous signalons les corrections portées sur le manuscrit): «Voilà ce que l'amour du bien [public biffé] m'a inspiré de dire ici sur l'éducation, tant publique que privée: [d'où il s'ensuit biffé et corrigé] il en resulte que l'éducation publique ne devroit être la ressource que des enfans dont les parens ne sont [malheureusement biffé] pas en état de fournir à la dépense d'une éducation domestique. Je ne puis penser sans regret au tems que j'ai perdu dans mon enfance: c'est à l'usage établi, et non à mes maîtres, que j'impute cette perte irréparable; et je voudrois que mon expérience pût être utile à ma patrie. Exoriare aliquis.»
Le manuscrit de cette partie de l'entrée
Collège, complet en soi, a été soigneusement calligraphié sous forme de cahier, en ménagant de belles marges dans lesquelles
D'Alembert a porté des additions et corrections autographes; il a également porté de nombreuses corrections interlinéaires.
En tête, D'Alembert a ajouté devant le titre
Collège le mot «Article» et, à la suite, la mention «dans l'Encyclopédie», qu'il a ensuite biffée et fait suivre d'un astérisque qui renvoie à cette addition marginale autographe: «Note. Cet article, écrit et imprimé en 1753, est uniquement relatif à l'état où les collèges se trouvoient alors. Quant aux études et à la manière d'enseigner, nous ignorons si depuis cette époque on a réformé les abus dont nous nous plaignons ici; nous le désirons du moins, pour l'honneur de ceux qui président à l'éducation de la jeunesse».
Dans ce texte qui fait suite à la définition du terme collège («corps ou compagnie de personnes occupées des mêmes fonctions») et à des exemples historiques et particuliers, D'Alembert examine si l'éducation publique doit être préférée à l'éducation privée comme le croyait déjà Quintilien, «un des hommes de l'antiquité qui ont eu le plus de sens et le plus de goût»... Il examine successivement les Humanités, la Rhétorique, la Philosophie, et enfin les Moeurs et Religion, pour déplorer qu'«un jeune homme après avoir passé dans un collège dix années [...] en sort [...] avec la connoissance très imparfaite d'une langue morte, avec des préceptes de rhétorique et des principes de philosophie qu'il doit tâcher d'oublier, souvent dans une corruption de moeurs dont l'altération de sa santé est la moindre suite; quelquefois avec les principes d'une dévotion mal entendue, mais plus ordinairement avec une connoissance de la religion si superficielle, qu'elle succombe à la première conversation impie ou à la première lecture dangereuse.» Il dresse ensuite un «plan d'études» détaillé...
Les corrections autographes sont nombreuses: D'Alembert a, avec le plus grand soin, apporté une quarantaine de corrections dans le texte ou en marge, biffant des mots et les remplaçant, ou pratiquant des additions fort intéressantes, pour compléter ou préciser sa pensée, certaines plus développées sous forme de notes. Ainsi au 2e feuillet, il ajoute cette note (postérieure à 1764): «Les jesuites subsistoient encore dans le temps qu'on écrivoit cet article, et avoient dans Paris un collège très achalandé». Au 3e feuillet: «L'auteur de cet article a eu des maitres qui vouloient lui faire lire, au lieu d'Horace, et de Virgile, le poëme de St Prosper sur la grace, S. Augustin & Tertullien au lieu de Ciceron, et ainsi du reste».
Deux feuillets entièrement autographes ont été en outre insérés dans le cahier pour ajouter deux notes. La première évoque l'envoi, par «un homme de lettres étranger», de «tables historiques imprimées, et rédigées d'après les vues que je propose ici. Elles me parurent très bien entendues, et c'est avec beaucoup de regret que je les ai égarées». La seconde est plus développée et abondament corrigée, et remplit deux pages, en se référant à l'article Classe de l'Encyclopédie, rédigé par César DUMARSAIS, qui «préfère l'éducation publique à l'éducation privée, mais l'éducation publique, faite comme l'entend et le prescrit Quintilien, c.à.d. bien differemment de l'éducation publique ordinaire; et dans ce cas, nous ne serions pas éloignés d'être du même avis. On trouve aussi dans cet artice un passage curieux et interessant du même auteur sur les chatimens honteux et serviles dont on punit les Ecoliers trop souvent»... Etc.

La vente sera faite au comptant et conduite en Euros.
Les acquéreurs paieront, en sus des enchères des frais de 25% HT soit 30% TTC.
(Pour les livres uniquement : 25% HT soit 26,375% TTC).
Attention :
+ Lots faisant partie d’une vente judiciaire suite à une ordonnance du TC
honoraires acheteurs : 14.40 % TTC (pour les livres, 12,66 % TTC)
° Lots dans lesquels la SVV ou un de ses partenaires ont des intérêts financiers.
* Lots en importation temporaire et soumis à des frais de 5,5 % à la charge de
l’acquéreur en sus des frais de vente et du prix d’adjudication.
# Lots visibles uniquement sur rendez-vous
~ Lot fabriqué à partir de matériaux provenant d’espèces animales. Des
restrictions à l’importation sont à prévoir.
Le législateur impose des règles strictes pour l’utilisation commerciale des espèces
d’animaux inertes. La réglementation internationale du 3 Mars 1973 (CITES) impose
pour les différentes annexes une corrélation entre le spécimen et le document
prouvant l’origine licite. Ce règlement retranscrit en droit Communautaire Européen
(Annexes A/B/C) dans le Regle 338/97 du 9/12/1996 permet l’utilisation commerciale
des spécimens réglementés (CITES) sous réserve de présentation de documents
prouvant l’origine licite; ces documents pour cette variation sont les suivants :
• Pour l’Annexe A : C/C fourni reprenant l’historique du spécimen (pour les spécimens
récents)
• Pour l’Annexe B : Les spécimens aviens sont soit bagués soit transpondés et
sont accompagnés de documents d’origine licite. Le bordereau d’adjudication de
cette vacation doit être conservé car il reprend l’historique de chaque spécimen.
Pour les spécimens récents protégés repris au Code de l’Environnement Français,
ils sont tous nés et élevés en captivité et bénéficient du cas dérogatoire de l’AM
du 14/07/2006. Ils peuvent de ce fait être utilisés commercialement au vu de la
traçabilité entre le spécimen et les documents justificatifs d’origine licite. Les autres
spécimens bénéficiant de datation antérieure au régime d’application (AM du
21/07/2015) peuvent de ce fait être utilisés commercialement.
Pour les spécimens antérieurs à 1947 présents sur cette vacation, ils bénéficient du
cas dérogatoire du Règle 338/97 du 9/12/1996 en son article 2 m permettant leur
utilisation commerciale. En revanche, pour la sortir de l’UE de ces spécimens un
Cites pré-convention est nécessaire. Pour les spécimens d’espèce chassables (CH)
du continent Européen et autres, l’utilisation commerciale est permise sous certaines
conditions. Pour les espèces dites domestiques (D) présentes dans cette vacation,
l’utilisation commerciale est libre. Pour les spécimens anciens dits pré-convention
(avant 1975) ils respectent les conditions de l’AM du 23/12/2011 et de ce fait, peuvent
être utilisés commercialement. Les autres spécimens de cette vacation ne sont pas
soumis à la réglementation (NR) et sont libres de toutes utilisations commerciales.
Le bordereau d’adjudication servira de document justificatif d’origine licite. Pour une
sortie de l’UE, concernant les Annexes I/A, II/B et III/C un CITES de réexport sera
nécessaire, celui-ci étant à la charge du futur acquéreur.
GARANTIES
Conformément à la loi, les indications portées au catalogue engagent la responsabilité
de la SAS Claude Aguttes et de son expert, compte tenu des rectifications annoncées
au moment de la présentation de l’objet portées au procès-verbal de la vente.
Les attributions ont été établies compte tenu des connaissances scientifiques et
artistiques à la date de la vente.
L’ordre du catalogue sera suivi.
Une exposition préalable permettant aux acquéreurs de se rendre compte de l’état
des biens mis en vente, il ne sera admis aucune réclamation une fois l’adjudication
prononcée. Les reproductions au catalogue des oeuvres sont aussi fidèles que
possible, une différence de coloris ou de tons est néanmoins possible. Les
dimensions ne sont données qu’à titre indicatif.
Le texte en français est le texte officiel qui sera retenu en cas de litige. Les descriptions
en anglais et les indications de dimensions en inches ne sont données qu’à titre
indicatif et ne pourront être à l’origine d’une réclamation.
L’état de conservation des oeuvres n’est pas précisé dans la catalogue, les acheteurs
sont donc tenus de les examiner personnellement avant la vente. Il ne sera admis
aucune réclamation concernant d’éventuelles restaurations une fois l’adjudication
prononcée.
Les rapports de conditions demandés à la SAS Claude Aguttes et à l’expert avant la
vente sont donnés à titre indicatifs. Ils n’engagent nullement leurs responsabilités
et ne pourront être à l’origine d’une réclamation juridique. En aucun cas, ils ne
remplacent l’examen personnel de l’oeuvre par l’acheteur ou par son représentant.
ENCHERES
Le plus offrant et dernier enchérisseur sera l’adjudicataire.
En cas de double enchère reconnue effective par le Commissaire-priseur, le lot sera
remis en vente, tous les amateurs présents pouvant concourir à cette deuxième mise
en adjudication.
Important : Le mode normal pour enchérir consiste à être présent dans la salle
de vente. Toutefois, nous acceptons gracieusement de recevoir des enchères par
téléphone d’un acquéreur potentiel qui se sera manifesté avant la vente. Notre
responsabilité ne pourra être engagée notamment si la liaison téléphonique n’est
pas établie, est établie tardivement, ou en cas d’erreur ou omissions relatives à la
réception des enchères par téléphone.
Nous acceptons gracieusement les ordres d’enchérir qui ont été transmis. Nous
n’engageons pas notre responsabilité notamment en cas d’erreur ou d’omission de
l’ordre écrit. En portant une enchère, les enchérisseurs assument la responsabilité
personnelle de régler le prix d’adjudication, augmenté des frais à la charge de
l’acheteur et de tous impôts ou taxes exigibles. Sauf convention écrite avec la SAS
Claude Aguttes, préalable à la vente, mentionnant que l’enchérisseur agit comme
mandataire d’un tiers identifié et agrée par la SAS Claude Aguttes, l’enchérisseur
est réputé agir en son nom propre. Nous rappelons à nos vendeurs qu’il est interdit
d’enchérir directement sur les lots leur appartenant.
RETRAIT DES ACHATS
Les lots qui n’auraient pas été délivrés le jour de la vente, seront à enlever sur rendezvous,
une fois le encaissé, à l’Hôtel des Ventes de Neuilly.
Contact pour le rendez-vous de retrait :
Gabrielle Grollemund, grollemund@aguttes.com, + 33 1 41 92 06 41.
Dans le cas où les lots sont conservés dans les locaux de l’Etude AGUTTES au-delà
d’un délai de quinze jours de stockage gracieux, ce dernier sera facturé 15€ par jour
de stockage coffre pour les bijoux ou montres d’une valeur < à 10 000 €, 30 €/ jour
pour les lots > à 10 000 €.
Il est conseillé aux adjudicataires de procéder à un enlèvement de leurs lots dans les
meilleurs délais afin d’éviter les frais de magasinage qui sont à leur charge.
Le magasinage n’entraîne pas la responsabilité du Commissaire-Priseur ni de l’expert
à quelque titre que ce soit.
Dès l’adjudication, l’objet sera sous l’entière responsabilité de l’adjudicataire.
L’acquéreur sera lui-même chargé de faire assurer ses acquisitions, et la SAS Claude
Aguttes décline toute responsabilité quant aux dommages que l’objet pourrait
encourir, et ceci dès l’adjudication prononcée.
Les lots seront délivrés à l’acquéreur en personne ou au tiers qu’il aura désigné et
à qui il aura confié une procuration originale et une copie de sa pièce d’identité.
Les formalités d’exportations (demandes de certificat pour un bien culturel, licence
d’exportation) des lots assujettis sont du ressort de l’acquéreur et peuvent requérir
un délai de 2 à 3 mois. L’étude est à la disposition de ses acheteurs pour l’orienter
dans ces démarches ou pour transmettre les demandes à la Direction des Musées
de France.
REGLEMENT DES ACHATS
Nous recommandons vivement aux acheteurs de nous régler par carte bancaire ou
par virement bancaire.
Conformément à l’article L.321-14 du code du commerce, un bien adjugé ne peut etre
délivré à l’acheteur que lorsque la société en à perçu le prix ou lorsque toute garantie
lui a été donnée sur le paiement du prix par l’acquéreur.
Moyens de paiement légaux acceptés par la comptabilité :
• Espèces : (article L.112-6; article L.112-8 et article L.112-8 al 2 du code monétaire
et financier)
· Jusqu’à 1 000 €
· Ou jusqu’à 10 000 € pour les particuliers qui ont leur domicile fiscal à l’étranger (sur
présentation de passeport)
• Paiement en ligne sur (jusqu’à 1500 €)
httP ://www.aguttes.com/paiement/index.jsp
• Virement : Du montant exact de la facture (les frais bancaire ne sont pas à la charge
de l’étude) provenant du compte de l’acheteur et indiquant le numéro de la facture.
Banque de Neuflize, 3 avenue Hoche 75008
Titulaire du compte : Claude AGUTTES SAS
Code Banque 30788 – Code guichet 00900
N° compte 02058690002 – Clé RIB 23
IBAN FR76 3078 8009 0002 0586 9000 223 –
BIC NSMBFRPPXXX
• Carte bancaire (sauf American Express et carte à distance)
• Chèque : (Si aucun autre moyen de paiement n’est possible)
· Sur présentation de deux pièces d’identité
· Aucun délai d’encaissement n’est accepté en cas de paiement par chèque
· La délivrance ne sera possible que vingt jours après le paiement
· Les chèques étrangers ne sont pas acceptés
Attention : pour les lots judiciaires, le virement sera à faire sur un autre compte qui
sera mentionné sur la facture.
DÉFAUT DE PAIEMENT
La SAS CLAUDE AGUTTES réclamera à l’adjudicataire défaillant des intérêts au taux
légal majoré de 5 points et le remboursement des coûts supplémentaires engagés
par sa défaillance, avec un minimum de 500€, incluant en cas de revente sur folle
enchère :
- la différence entre son prix d’adjudication et le prix d’adjudication obtenu lors de
la revente
- les coûts générés par ces nouvelles enchères
COMPÉTENCES LÉGISLATIVE ET JURIDICTIONNELLE
Conformément à la loi, il est précisé que toutes les actions en responsabilité civile
engagées à l’occasion des prisées et des ventes volontaires et judiciaires de meuble
aux enchères publiques se prescrivent par cinq ans à compter de l’adjudication ou
de la prisée. La loi française seule régit les présentes conditions générales d’achat.
Toute contestation relative à leur existence, leur validité, leur opposabilité à tout
enchérisseur et acquéreur, et à leur exécution sera tranchée par le tribunal compétent
du ressort de Paris (France).

 
Vente terminée

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