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Évènements de Drouot

LE DESSIN À DROUOT
Mars 2019
À l’occasion du Salon du dessin, les arts graphiques seront princes en mars à Drouot. Après l’exposition collégiale Œuvres Choisies qui se tiendra du 18 au 26 mars, une dizaine de maisons consacreront une vente ou une section de vente au dessin entre le 27 et le 29 mars. Drouot est également partenaire de la 18e édition de Dessin au Quartier Drouot, qui se tiendra dans 14 galeries du Quartier Art Drouot, du 21 mars au 5 avril.
 
Images d’hommes ou d’animaux, de paysages ou de plafonds, plusieurs redécouvertes jouxteront des études préparatoires accompagnées de leur tableau. Cette semaine du dessin à Drouot plongera les enchérisseurs au cœur des XVIe, XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles avec des œuvres de Jean Clouet, Charles Le Brun, Pierre Mignard, François Boucher, Élisabeth Vigée Le Brun, Martin Drölling ou Aloys Zötl.

 
ŒUVRES INÉDITES ET REDÉCOUVERTES

Un ensemble de dessins de Jean-Jacques de Boissieu
 
Un ensemble important de feuilles du XVIIIe siècle de la main de Jean-Jacques de BOISSIEU  (1736-1810) sera proposé par la maison Aguttes le 28 mars. Précieusement conservés par la famille de l’artiste jusqu’à ce jour, les 30 dessins et deux huiles sur toile de Jean-Jacques de Boissieu rendent hommage à cet artiste peu connu du XVIIIe siècle pourtant surnommé jadis « le Rembrandt français ». Allergique aux vernis employés dans la peinture, de Boissieu n’a produit qu’une dizaine d’huiles sur panneau et s’est essentiellement consacré au dessin et à l’eau-forte. La plupart des œuvres qui composent la collection représente des membres de la famille de Boissieu. Ainsi reconnait-on son épouse, son fils et son frère, personnage à l’air bonhomme qui mourra sous le couperet de la guillotine.
 
Jean-Jacques de BOISSIEU (1736-1810), Autoportrait
Graphite rehaussé au pastel 
Estimation : 10 000 - 12 000 €


Un nouveau médaillon dans le corpus de Jean Clouet
La maison Mirabaud Mercier proposera le 28 mars un médaillon inédit de Jean CLOUET (vers 1484-1540/1551), portraitiste en titre de François Ier de 1515 à 1539. L’artiste, dont seules quatre autres miniatures sont répertoriées, est l’un des premiers à réaliser des portraits en médaillons isolés. Dans un format rond cerclé d’or, le modèle est représenté en buste et de trois-quarts sur fond bleu. Louis de Lorraine, comte de Vaudémont (1500-1528) est identifiable sur le médaillon aujourd’hui présenté. Peint à la gouache rehaussée d’or sur vélin marouflé sur papier, mesurant 2,5 cm, il complète ce corpus réduit et constitue un apport important dans l’œuvre de Clouet. (Estimation : 20 000 – 30 000 €)
 

 
DE L’ÉTUDE AU TABLEAU
 
Une étude de Le Brun pour un plafond du Louvre

Parmi les 150 dessins proposés par la maison Aguttes, le 28 mars, figurera également une étude préparatoire de Charles LE BRUN  (1619-1690) pour les stucs du plafond de la galerie d’Apollon au Palais du Louvre. Prototype du classicisme français, la galerie d’Apollon préfigure le château de Versailles et le goût de Louis XIV. Après les décors de Vaux-Le-Vicomte et de l’hôtel Lambert, Charles Le Brun devient le premier peintre du roi et l’instrument de ses visions esthétiques. Ce dessin représente la dernière étape de la réflexion des stucs du plafond vers 1670. Estimé 40 000 - 60 000 €, il constitue l’un des rares dessins en mains privées. En effet, après la mort du peintre, le roi intégra tous les dessins de Le Brun dans son cabinet. Ils sont aujourd’hui conservés au cabinet des dessins au Louvre. François GIRARDON (1628-1715) ayant réalisé les stucs dessinés par Le Brun, peutêtre ce dessin était-il resté dans l’atelier de Girardon et aurait ainsi échappé à la préemption du roi.   
 


Le dessin préparatoire de Léon Lhermitte (1844-1925) pour La paye des moissonneurs
La maison Ader, au sein d’une vente consacrée au dessin ancien et moderne le 29 mars, proposera un dessin de Léon LHERMITTE  (1844-1925) intitulé Le Moissonneur (le Père Casimir). Il s’agit de l’une des études préparatoires de son célèbre tableau La paye des moissonneurs ; conservé au musée d’Orsay. Léon Lhermitte était surnommé « le peintre des moissonneurs » par Van Gogh en raison de son attachement à la vie rurale et à sa terre natale de l’Aisne. Il s’est appliqué à dépeindre avec précision le quotidien des paysans, allant jusqu’à représenter des personnalités de son village, telles que ce faucheur prénommé Casimir. Différent entre le dessin et le tableau la posture, le regard et la position d’une main. Estimée entre 15 000 et 20 000€, l’œuvre avait été acquise directement auprès de la famille de l’artiste.
 
  
©RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski


Études et tableaux de Martin Drölling

Les quatre œuvres de Martin DRÖLLING (1752-1817) présentées par la maison Daguerre le 29 mars sont toutes issues de la collection Lenglart de Lille que Charles Lenglart débute en 1760. Ce dernier, banquier et négociant en dentelles de Lille, s’est passionné pour les tableaux des écoles flamandes et hollandaises. Drölling rencontre le succès de son vivant grâce à ses scènes de genre intimistes et à son style réaliste proche de la manière leydoise très en vogue à Paris autour de 1800. La Jeune fille écoutant à la porte proposée dans cette vente fut acquise par le collectionneur au Salon de 1804. Il est probable que ce dernier commande à l’artiste, quatre ans plus tard, le pendant de son tableau, la Femme surprise. Dans le même décor, la vue se substitue à l’ouïe. La femme qui écoute à la porte devient une femme qui découvre avec surprise, en entrant dans la pièce, un tableau posé sur une chaise. Les deux panneaux peints sont chacun accompagné d’un dessin préparatoire : un dessin à l’encre brune du petit chien figurant sur le premier tableau et un dessin à la plume et à l’aquarelle des deux personnages du second. (Estimation de Jeune fille écoutant à la porte  : 80 000 – 100 000 € ; estimation de Femme surprise  : 40 000 – 60 000 €)

 
  
 
  
 

L’ART ANIMALIER SINGULIER DE ZÖTL
 
La maison Ader dispersera également le 29 mars trois dessins issus du célèbre bestiaire d’Aloys ZÖTL (1803-1887). Souvent rapproché du douanier Rousseau, le peintre autrichien, teinturier de profession, entreprend entre 1832 et 1887 la réalisation à l’aquarelle d’un large bestiaire à mi-chemin entre des représentations fantastiques et scientifiques. André Breton reconnait dans l’artiste l’un des précurseurs de l’esthétisme surréaliste.
 
  
Aloys ZÖTL (1803-1887) 
Der Dshiggetai. Equus hemionius, 1880
Aquarelle et encre
Estimation : 40 000 – 60 000 €
Aloys ZÖTL (1803-1887),
Der Grosse Pavian. Simia Sphinx, 1836 
Aquarelle et encre
Estimation : 60 000 – 80 000 €







 
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