Accueil > Annonces de ventes > BEAUSSANT LEFÈVRE - Redécouverte d'une sculpture de Ponce Jacquio(t)

Annonces de ventes

BEAUSSANT LEFÈVRE - Redécouverte d'une sculpture de Ponce Jacquio(t)
VENTE REPORTÉE

Experts : Jacques Bacot et Hughes de Lencquesaing

Le 1er avril prochain à Drouot, la maison Beaussant Lefèvre proposera aux collectionneurs une œuvre d’une grande rareté La tireuse d’épine de PONCE JAQUIO(T) (v. 1515-1570). Cette sculpture est une véritable redécouverte car elle fut conservée dans la même famille depuis au moins cinq générations et provient du travail du seul sculpteur français cité par l’historien Vasari au XVIe siècle sous le nom de Ponzio. 
 
aaa
PONCE JACQUIO(T), né vers 1515, mort en 1570.
La tireuse d’épine
Grande statuette en bronze à patine médaille vernie, figurant une jeune femme dévêtue se retirant une épine du pied.
Italie, probablement fin du XVIe siècle.
Hauteur : 25 cm - Largeur : 22,10 cm - Profondeur : 11,9 cm
Provenance : Transmis depuis au moins cinq générations dans la même famille parisienne.
Estimation : 100 000 €

Ponce Jacquio, dit « Maître Ponce », est le seul sculpteur français cité par l’historien Vasari au XVIe siècle, sous le nom de Ponzio. Il né à Rethel (Ardennes) vers 1515 et se forma en Italie entre 1553 et 1556 où il fut membre de l’académie Saint Luc à Rome et travailla notamment pour le cardinal Ricci au Palais Sacchetti. De retour en France, il fut le collaborateur d’Androuet du Cerceau, de Germain Pilon et du Primatice avec lesquels il œuvra notamment pour Fontainebleau, les Tuileries, le tombeau de François Ier, d’Henri II et de Catherine de Médicis à Saint-Denis. Il répondit également à des commandes privées comme pour le château de Verneuil en 1560, et même pour des manteaux de cheminées à Paris notamment en 1562 et 1564. En France, il résida rue Montorgueil à Paris, à Montauban en 1566, puis dans une maison Faubourg Saint Marcel près des Gobelins achetée en 1567, et enfin rue de la Grande Truanderie à Paris où il décéda.
 
aaa Le modèle de cette statuette est connu grâce à la gravure la représentant dans la célèbre « Gallerie » de François Girardon en 1710 qui en possédait un exemplaire en terre cuite (planche III, n°1, Modèle de terre cuite de Paul Ponce). Propriété du célèbre collectionneur Crozat au XVIIIe siècle, redécouverte par Jacques Petithory, et Alain Moatti, elle est, depuis 1980, conservée au Musée du Louvre (RF 3455). Le sujet, pendant du célèbre « Tireur d’épine » antique conservé au Musée du Capitole à Rome, est peut-être inspiré de la fresque peinte en 1516 par Raphaël pour orner la salle de bain du Cardinal Bibbiena à Rome, gravée par Marco Dente.
 


Outre celui en terre cuite, Girardon en possédait également un exemplaire en bronze, figurant dans son inventaire après décès dressé en 1715 : « n° 123. Deux autres petites figures de bronze dont une sortant du bain et l’autre qui coupe ses ongles, 15 livres ». Ce dernier serait celui (qui se trouvait dans la collection Pourtalès au XIXe siècle) actuellement conservé au Victoria & Albert Museum à Londres (A.13-1964). On sait aussi que le cardinal Giovanni Ricci, mécène de Jacquio, exporte d’Italie vers la France en 1557 « deux images de bronze » dont « une femme se retirant une épine du pied ». Il est tentant d’y voir celle ici présentée. Un autre petit bronze du même sujet mais de facture assez rustique, datant également de la Renaissance italienne est aussi conservé au Louvre.

Il s’agit d’une rare statuette destinée à un cabinet d’amateur, mode répandue en Italie dès le XVIe siècle. La nouveauté est que le canon féminin est plus réaliste, moins élancé et quasi-érotique. Elle peut être admirée de tous les côtés. La parenté avec les Vénus au bain de Jean de Bologne et celles de Barthelemy Prieur s’explique par les séjours romains concomitants des trois artistes, influencés par les spinaria antiques. On peut enfin noter que dans la quasi-totalité des figures féminines de Ponce Jacquio, on retrouve le même nez droit assez marqué.


Vente aux enchères publique - Drouot - Salle 1/7
Mercredi 1er avril - 14h

Exposition publique - Drouot - Salle 1/7
Mardi 31 mars - 11h / 18h
Mercredi 1er avril - 11h / 12h
Partager sur

[DATE À DÉFINIR] Dessins et tableaux anciens, céramique, objets d'art et de bel ameublement, tapis, tapisseries

Expositions des lots : samedi 02 mai - 11:00/18:00 - lundi 04 mai - 11:00/12:00
Vente : lundi 04 mai 2020 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot 75009 Paris
Live 
Maison de vente
Beaussant Lefèvre
Tél. 01 47 70 40 00

Vivre

l'Art passionnément !

Contact
Hôtel des ventes mythique, Drouot est la première place d'enchères en France. Ouvert à toutes et à tous, l'institution est le lieu de rendez-vous incontournable des amateurs d'art. Que vous soyez néophyte ou connaisseur exigeant, vous pourrez vibrer au rythme de l'actualité du marché de l'art, découvrir les annonces de vente, les résultats, participer aux événements... Restez connecté à ce lieu unique grâce à notre agenda des ventes et des expositions, et explorez tout l'univers de ce monde captivant via notre guide et le catalogue des services.
Vivez l'art passionnément !