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Auction highlights

DE BAECQUE & Associés - Vuillard, Marcoussis, Vlaminck et Utrillo aux enchères
Friday 16 October 2020

La maison de ventes DE BAECQUE & Associés propose un bel ensemble de tableaux modernes, le vendredi 16 octobre 2020 à Drouot. Au cours de cette vacation « Orfèvrerie, Tableaux anciens et modernes, Mobilier & Objets d’Art », des œuvres de Vuillard, Marcoussis, Vlaminck et Utrillo passeront sous le feu des enchères…

 

Édouard VUILLARD (1868-1940)

Vue des Pavillons vers la mer, 1910
Peinture à la colle sur papier contrecollé sur carton de conservation, signée en bas à droite
H. 120 cm L. 72 cm HVS
Estimation : 50 000 - 80 000 €
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Édouard Vuillard (1868-1940) et le Ministre Louis Loucheur (1872-1931)

Louis Loucheur (1872-1931), ministre, se porta probablement acquéreur de la Vue des Pavillons vers la mer (1910) d’Édouard Vuillard (1868-1940), au cours de la vente Turner du 2 avril 1928 à l’Hôtel Drouot.  Cette peinture figurait au catalogue sous le numéro 74.
L’artiste réalisa La vue des Pavillons vers la mer à l’occasion de l’un de ses séjours normands à Cricqueboeuf, en compagnie d’un couple d’amis, Jos et Lucy Hessel. Jos Hessel exerçait notamment la profession de marchand d’art, et était lui-même collectionneur. Quant à sa femme, Lucy, elle fut le modèle préféré de Vuillard. Durand l’été 1910, ils louèrent la villa « Les Pavillons ». Le peintre en profita alors pour représenter le chemin menant tout droit jusqu’à la plage de Villerville. La composition, documentée par une photographie (collection particulière) et un projet (catalogue raisonné N°VIII-391), est traversée par la grande diagonale du chemin se perdant au loin dans la mer. Cette peinture acquise auprès de l’artiste en 1910 par l’une des grandes galeries d’art moderne, Bernheim-Jeune, à l’époque dirigée par Jos Hessel, se voit aujourd’hui estimée 50 000 / 80 000 €.
  
L’année de l’achat de cette peinture par Louis Loucheur, Vuillard réalisa le portrait du ministre aujourd’hui conservé au Musée des Beaux-Arts de Lille. L’artiste y travailla plus précisément de juin 1928 à juillet 1929. A la fin de sa carrière, Loucheur apparaît dans son portrait « rassurant et patelin », comme le définissent Antoine Salomon et Guy Cogeval dans le catalogue raisonné d’Édouard Vuillard. Le dessin, représentant un portrait de Louis Loucheur à la mine de plomb avec de légers rehauts de pastel, constitue une œuvre préparatoire à la peinture conservée au Musée des Beaux-Arts de Lille. On y observe déjà les détails du dossier de fauteuil et des cannelures du meuble situés derrière le ministre, éléments que l’on retrouve dans la composition finale. Cette œuvre sur papier estimée 4 000 / 6 000 € s’avère inédite sur le marché de l’art : elle provient directement des descendants de l’homme politique.
  



Collectionneur, Louis Loucheur fréquenta le cercle de Vuillard. Natif de Roubaix, il intégra l’Ecole polytechnique. Puis il commença sa carrière dans l’industrie, et fit par ce biais ses débuts en politique : lors de la première Guerre Mondiale, il devint sous-secrétaire d’Etat à l’Artillerie et aux munitions, fonctions qu’il occupa grâce à son expertise dans le milieu industriel. Il entra ainsi en contact avec Thadée Natanson (1868-1951), collectionneur, ami d’Edouard Vuillard et cofondateur de La Revue blanche, qui dirigea l’usine d’armement d’Oullins. Usine que Vuillard immortalisa par la suite dans une série destinée au bureau de Lazare Lévi (Troyes, Musée d’Art Moderne). Au sortir de la guerre, Loucheur poursuivit sa carrière politique obtenant différents portefeuilles ministériels – à l’Armement, au Commerce, aux Finances et enfin au Travail en 1929.

 

Louis MARCOUSSIS (1878-1941)

La grappe de raisins, 1926
Fixé sous verre
Monogrammé et daté 1926 au centre droite
H. 52,5 cm L. 44,5 cm (à vue) HVS
Estimation : 30 000 / 50 000 €
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Marcoussis et la Collection « L’œil clair »
 

La même famille confie une troisième œuvre moderne à la maison de ventes DE BAECQUE & Associés. Sa précédente provenance diffère de celle des œuvres de Vuillard : ce fixé sous verre de Louis Marcoussis (1878-1941) estimé 30 000 / 50 000 € provient de la Collection Michelin.

Le 5 novembre 1937, La grappe de raisins de Marcoussis, figurant au lot 114 du catalogue, passait en vente à l’hôtel Drouot. Ce jour-là, était dispersée la collection « L’Œil clair », constituée par un groupe d’amateurs entre 1922 et 1929. Le catalogue de la vente en décrit le fonctionnement subtil. Des amateurs se réunirent pendant 7 ans : chaque année, trois membres mandatés achetaient des peintures modernes en salles des ventes, en galeries ou encore auprès d’artistes. Les œuvres ainsi acquises étaient ensuite réparties entre les différents membres de ladite société, grâce à une loterie. Les gagnants en devenaient les dépositaires temporaires puisque les peintures étaient remises en jeu, chaque année. Comme convenu au départ de ce mécénat, les prêts finirent par être restitués, et la collection mise en vente.



Louis Cheronnet, historien de l’art et critique, écrivait dans le catalogue : Quel raffinement dans le mécénat ! Et quelles leçons de sagesse ne pourrait-on pas tirer d’une telle réglementation des joies esthétiques : « Crois au goût de ton voisin, de ton ami. En art, il n’y a pas de mauvais sort, il n’y a peut-être que de mauvais yeux : ce que tu n’aimes pas aujourd’hui tu l’aimeras demain si tu apprends à le voir. Sache ne pas t’attacher, mais apprends à jouir pleinement de la Beauté présente. Ce qui est à toi aujourd’hui sera à un autre demain. La possession des biens de ce monde est toujours éphémère… »

Le critique qualifie cette collection de « très juste et très heureux panorama de la peinture contemporaine », et précise que les membres de L’Œil clair ne se sont pas trompés dans leur choix.
  

Peinture moderne, autres œuvres remarquables

La route bordée d'arbres, huile sur toile de Maurice de Vlaminck (1876-1958) estimée 35 000 / 50 000 €, ainsi qu’Eglise de Saint-Jean-au-Bois, peinture de Maurice Utrillo (1883-1955) à l’estimation de 20 000 / 30 000 €, seront aussi proposées aux enchères le 16 octobre 2020. Un certificat de Paul Pétridès marchand d’art spécialiste d’Utrillo et de l’Ecole de Paris accompagne chacun de ces deux lots.

Orfèvrerie, Tableaux anciens, Mobilier & Objets d'Art

 
Cette vacation propose, par ailleurs, une sélection de peintures et dessins anciens, de pièces de mobilier et d’orfèvrerie, et des objets d’art. Parmi les lots-phares, l’amateur remarquera notamment une paire de bergères et une chaise à dossier plat, estampillées Avisse et estimées 5 000 / 8 000 €. Jean Avisse fut reçu maître en 1745.
Une étude de femme tenant sa robe de Charles de La Fosse (1636-1716) retiendra tout autant l’attention du connoisseur. Aux trois crayons, cette œuvre sur papier est estimée 6 000 / 8 000 €.
 
Du grand orfèvre parisien, ​Henry Auguste (1759-1816), six assiettes rondes en argent uni seront proposées. Une moulure de godrons en souligne l'aile. Gravées aux armes d'un membre de la famille de Noronha (Portugal), elles sont estimées 2 000 / 3 000 €. Parmi les importantes commandes reçues par l’orfèvre, figure notamment celle de la ville de Paris en 1804 : un service d’argent comprenant 425 pièces, à l'occasion du sacre de Napoléon Ier. Fils unique de l'orfèvre royal Robert Joseph Auguste (1723-1805), il avait repris l'atelier paternel dès 1784-85.

En outre, une paire de jattes du maître-orfèvre Nicolas Levasseur figurera au catalogue, avec une estimation de 2000 / 2500 €. En argent uni de forme carrée, elle présente les armes d'alliance de François-Louis Créton d'Estourmel, marquis d'Estourmel, et de son épouse, née Marie Anne de Maizières, gravées sur le fond.

Des vestales dansent gracieusement en ronde autour de la base d’une pendule, en bronze et marbre griotte, de style Louis XVI (XIXe siècle). La légèreté des drapés accentue le mouvement de cette danse. On observe des attitudes variées et des coiffures différentes dans le traitement des prêtresses de Vesta. Estimée 8 000 / 12 000 €, cette pendule comprend une partie supérieure amovible conique ajourée de feuillages. Deux gracieux cygnes, ornés de guirlandes de fleurs, supportent le mouvement de la pendule.

 
Vente aux enchères publique - Drouot - Salle 1
Vendredi 16 octobre 2020 - 14h

Exposition publique - Drouot - Salle 1
Mercredi 14 octobre - 11h - 18h
Jeudi 15 octobre - 11h - 20h
Vendredi 16 octobre - 11h - 12h
  
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Mobilier & objets d'art, orfèvrerie, Haute Époque, art populaire, dessins

Lots exhibition: jeudi 15 octobre - 11:00/20:00 - vendredi 16 octobre - 11:00/12:00
Sale:
Salle 1 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot 75009 Paris
Auction house
De Baecque et Associés
Tel. 04 72 16 29 44 / 01 42 46 52 02

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