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Annonces de ventes

[VENTE MAINTENUE] PESCHETEAU BADIN - Une broche exceptionnelle de Lalique
mardi 01 décembre 2020

La maison de ventes Pescheteau-Badin, en collaboration avec Emeric et Stephen Portier, experts, organisent les 1er et 2 décembre 2020 une vente de bijoux et orfèvrerie.

La pièce phare de cette vente est une exceptionnelle broche de « l’inventeur du bijou moderne », René LALIQUE (1860-1945). Ce bijou est une parfaite illustration des créations de Lalique au début du XXe siècle. Tout en gardant les sources d’inspiration de l’Art Nouveau que sont la faune et flore, il innove en utilisant des matériaux peu usités pour la bijouterie, à cette époque : l’émail et les pierres fines qu’il agrémente ici avec des diamants. Il crée un bijou unique et iconique.
 
René LALIQUE (1860-1945)
Quatre libellules
Importante broche en or jaune figurant quatre libellules.
Les corps sertis de diamants de taille ancienne alternés de lignes d’émail, les ailes émaillées polychrome en plique à jour, également ornées de diamants, les têtes bleu translucide.
Elles retiennent au centre une aigue-marine de forme coussin et une plus importante de forme ovale en pampille. L’épingle en or rose.
Signée sur la tranche de la petite aile droite.
Vers 1900.
Hauteur : 7,48 cm - Largeur : 11,75 cm
Estimation : 220 000 / 300 000 €


René Lalique 

Né en 1860, René Lalique entre en apprentissage à seize ans chez un joaillier parisien, avant de partir à Londres suivre des cours.

À son retour, il travaille comme dessinateur concepteur indépendant pour de grandes maisons joaillières comme Boucheron, Vever, Cartier, Fouquet.... Il se fait rapidement remarquer par la qualité et l’originalité de ses dessins, entre autres par Alphonse Fouquet qui réalise alors des bijoux inspirés par la Renaissance : “Je ne connaissais pas de dessinateur en bijou, enfin, en voici un” (1884).

En 1885, il reprend à son compte un atelier à Paris mais il faudra attendre 1895 qu’il soit révélé au grand public au Salon des Artistes Français. Déjà en 1890, face au succès de ses créations, il doit s’agrandir et changer d’atelier pour aller 20 rue Thérèse, à l’angle de l’avenue de l’Opéra. La consécration intervient en 1900 avec l’énorme succès de son stand à l’Exposition Universelle.

Il va, en effet créer un répertoire de matériaux et de motifs qui lui sont propres et font de ses créations des œuvres uniques, immédiatement reconnaissables. Lalique innove dans son choix des matériaux. Ainsi, il n’hésite pas à utiliser des matériaux peu usités comme la corne, l’émail, la nacre et privilégie les pierres fines comme l’aigue-marine, le quartz, l’opale. Son goût pour l’émail annonce le futur maître verrier qu’il va devenir, et, avec son atelier il multiplie les différentes techniques d’émail (de plique à jour, champlevé, opaque sur or, etc.) employées pour la couleur et la transparence qu’elles permettent. Il innove également en mettant la matière au service de ses dessins, assurant ainsi la prééminence de la création et du travail sur la valeur des pierres. Avant lui, un bijou ne vaut que par la valeur de ses gemmes, et il n’est pas rare que les bijoux soient démontés pour être transformés.

René Lalique est également novateur dans la richesse des motifs choisis chers à l’Art Nouveau. La femme, mystérieuse et troublante mutante, parfois inquiétante devient l’un de ses thèmes de prédilection. Doté d’un sens aigu de l’observation doublé d’une imagination fantasque, il s’inspire de la faune et de la flore (iris, orchidées, chauves-souris, cygnes, guêpes et libellules...) avec une précision presque scientifique.

Pour Gallé il sera “ l’inventeur du bijou moderne “, pour Colette “ le Rodin des transparences “.

De nombreuses femmes de la noblesse, de la bourgeoisie et du spectacle se sont mises à porter ses bijoux extraordinaires, telles la marquise Arconati-Visconti, la comtesse de Béarn, Mme Waldeck-Rousseau ou Sarah Bernhardt, pour laquelle il réalise en 1902 un costume de scène pour la reprise de la pièce Théodora, au théâtre Sarah-Bernhardt.

Lalique fut l’unique artiste moderne dont Calouste Gulbenkian devint le client et l’ami. Ce dernier acquit le fameux Pectoral à la libellule (vers 1897-1898), chef-d’oeuvre très admiré à l’Exposition universelle de 1900, qu’il prêta à la tragédienne Sarah Bernhardt. Il renouvelle le vocabulaire des formes de la joaillerie avec une audace inouïe qui ne lui vaudra pas que des admirateurs, ses créations font l’objet de controverses passionnées, et ce, d’autant plus que son souci de la ligne, est bien dans l’esprit de l’Art Nouveau.
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[VENTE MAINTENUE EN LIVE ET À HUIS CLOS] Bijoux, orfèvrerie ancienne et moderne

Vente : mardi 01 décembre 2020 - 14:00
12, rue Drouot - 12, rue Drouot 75009 Paris
Live 
Maison de vente
Pescheteau-Badin
Tél. 01 47 70 50 90

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