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Annonces de ventes

COUTAU-BÉGARIE - Le divertissement au XVIIIe siècle
mardi 19 octobre 2021

Le 19 octobre prochain, la maison de ventes Coutau-Bégarie présentera une vente de Mobilier & Objets d’Art dans laquelle figurent plusieurs objets se rattachant au divertissement au XVIIIe siècle.
 
Au milieu du XVIIIe siècle, la France de Louis XV s’enthousiasme, comme le reste de l’Europe, pour les chinoiseries. C’est ainsi qu’architectes, décorateurs et ornemanistes, s’affranchissant du classicisme de la fin de règne de Louis XIV, vont puiser dans les récits exotiques, les relations d’ambassades lointaines et les importations de la Compagnie française des Indes orientales, une inspiration nouvelle pour insuffler dans l’époque un style aussi extravagant que raffiné.


 
Singeries, cabinets chinois à décors de porcelaine, fabriques de jardin qui reprennent le vocabulaire architectural de l’Empire du Milieu fleurissent alors en Europe. Les demeures princières européennes s’attachent à mettre en scène une Chine fantasmée, dans un style coloré, léger et énergique et dont le succès persiste jusqu’à la Révolution.

Dans cet esprit, Anne-Léon de Montmorency-Fosseux, duc de Montmorency (1731-1799) et son épouse Charlotte-Françoise, font édifier dans le parc de leur hôtel parisien, qui s’étendait de la rue Saint-Marc à l’actuel boulevard Montmartre, une pagode de fantaisie par Pierre Rousseau, l’architecte de l’Hôtel de Salm qui avait déjà fait quelques aménagements pour eux. Plutôt que de présenter des esquisses de ce Temple de la Sérénité, Rousseau fait réaliser une maquette de bois et papier mâché pour mettre en scène ses choix architecturaux. Plusieurs personnages costumés donnent de la vie à cette première concrétisation de la visée artistique. Les multiples compartiments qui se dévoilent sous les rocailles accueillaient probablement des friandises, glissées dans la maquette lors de la présentation officielle du projet. Retrouvée dans le grenier d’un château, cette pagode est estimée entre 15 000 et 20 000 €.

Une paire de tableaux, peinte par Pierre Alexandre ROYER (1769-1796) en 1781, dépeint l’une des résidences d’Anne Léon, duc de Montmorency, et son épouse Charlotte Françoise, née Montmorency Luxembourg. La première toile représente une Vue du château de la Brosse côté cour, et l’autre une Vue du château de la Brosse côté jardin ; la paire est estimée entre 15 000 et 20 000 €. Dans la Vue du château de la Brosse côté jardin, l’on distingue un petit personnage qui s’attelle à amarrer une barque. Le costume de ce personnage n’est autre qu’un habit de livrée en drap de laine, velours de soie et galon argenté, aux couleurs de la maison Montmorency. Ce souvenir du XVIIIe siècle est estimé entre 400 et 600 €.
 
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Pierre Alexandre ROYER (1769-1796)
Vue du château de la Brosse côté cour
[Vue du château de la Brosse côté jardin]
Paire d'huile sur toile
Signée P.Royers en bas à gauche et daté 1781
86 x 126 cm et 86,5 x 127,5 cm
Estimation : 15 000 - 20 000 €
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Habit de livrée en drap de laine, velours de soie et galon argenté, à basque étroite, aux couleurs de la maison Montmorency.
Fin du XVIIIe siècle.
Estimations: 400 - 600 €
 
Illustrant l’art du divertissement sous une autre forme, un jeu de loto figure dans la vente. Pas n’importe quel loto en revanche, puisqu’il s’agit du Loto du Dauphin. Le Loto Dauphin a été créé à la fin du XVIIIe siècle par le tabletier Vaugeois en 1775, pour pallier la monotonie des lotos classiques. L’histoire raconte que c’est Louis XVI en personne qui aurait inventé ces complications pour amuser son fils le Dauphin. Chaque joueur prend un plateau numéroté et perforé de 1 à 90. Il place ses bâtonnets et ses figures, dont le dauphin sur le plateau, aux emplacements de son choix. À l’issue du tirage des quinze numéros, les cônes sont placés sur la coupelle. Les gains varient en fonction de la nature des fiches et figures placées sur sa grille, le numéro marqué par le dauphin étant le plus intéressant. Le gagnant est celui qui finit en premier son plateau. Ce jeu a animé de nombreuses soirées à Versailles et au Trianon dans le cercle de Marie-Antoinette. Après une période d’oubli, il redevint très à la mode sous la Restauration.
 
Loto du Dauphin
Boîte en cartonnage rouge doré au petits fers ouvrant sur
le devant. À l’interieur 12 plateaux, avec pions et batonnets
montgolfière. Estimation : 2 000 - 3 000 €
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La vente inclus également deux lots de vues de Lanterne Magique, l’ancêtre du projecteur. Un ensemble comprenant 4 vues animées d’un moulin aux ailes qui tournent et 4 vues d’une balançoire composent le lot 201. Attribuées à Jean-Antoine NOLLET vers 1770, les vues sont peintes sur des plaques de verre et son estimées entre 500 et 800 €. Le second ensemble compte 25 vues, également peintes sur verre et sont attribuées à Etienne-Gaspard Robert, dit Robertson. Réalisées vers 1797, ou en tout cas avant 1830, ces Fantasmagories de Robertson sont destinées à être projetées par un fantascope à oeil de chat - un appareil de projection - sur un voile de percale. Les illustrations représentent pour la plupart des démons, fantômes, tête de mort aux ailes mobiles, etc. L’ensemble est estimé 1 500 - 2 000 €.


 


Les Vues animées de l’Abbé Nollet
Vues de Lanterne Magique

Attrib. à Jean-Antoine Nollet, vers 1770
Deux sujets : Le moulin à vent et La balançoire
Diamètre des verres 90 mm
Estimation : 500 - 800 €
 
Un très bel ensemble de feux pyriques sera aussi présenté. Il s’agit de vues d’optiques sur papier de grand format, encadrées, gouachées et rehaussées ; à effets lumineux type “jour et nuit”, par vision directe en éclairage de jour et vision de nuit en transparence avec un éclairage arrière. Cette suite se compose de 7 pièces sans titres apparents, même si l’on peut reconnaître une évocation romanesque des grandes Festes de Versailles à travers les bosquets et fontaines de la Salle des Rocailles, de Neptune, de Mercure, de Cupidon, du Cygne, la présence d’Actéon ou Jupiter sur l’Olympe. Ce très bel ensemble est estimé 2 000 - 3 000 €.
Feux Pyriques
Anonyme, Paris – 1760/1830
Ensemble de vues d’optiques sur papier 
1050 x 760 mm
Estimation : 2 000 - 3 000 €

 

 
Vente aux enchères publique - Drouot - Salle 1/7
Mardi 19 octobre - 11h et 14h

Exposition publique - Drouot - Salle 1/7
Samedi 16 octobre - 11h/18h
Lundi 17 octobre - 11h/18h
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Mobilier et objets d'art

Vente : mardi 19 octobre 2021
Salle 1-7 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot 75009 Paris
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Tél. 01 45 56 12 20

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