arts décoratifs et sculptures du XXe

Expositions des lots : jeudi 06 décembre - 11:00/21:00 - vendredi 07 décembre - 11:00/12:00
Vente : vendredi 07 décembre 2018 - 14:00
Salle 5 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot 75009 Paris
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Lot n° 1 - CARLO BUGATTI (1856-1940)
Trône-tambour, n°201 (variante) du référencier, le modèle créé vers [1895/1900]
Rare chaise asymétrique et à l’assise circulaire.
La structure en bois teinté et noirci.
Le piétement triangulaire terminé par deux disques tronqués et les montants arrière, en colonnes de hauteurs distinctes, au décor en marqueterie de motifs géométriques en cuivre et étain.
Le dossier cintré et l’assise circulaire garnis de leur parchemin d’origine aux décors peints polychromes respectifs ; de calebasses suspendues, d’une lanterne et de cardères pour le dosseret, d’une portée musicale et de la mention Collman (précédée de deux blanches – notes de musique) sur le plat de siège.
Le piètement, la ceinture de l’assise, le dossier, les montants arrière et leurs terminaisons tournées reçoivent des parements en cuivre aux motifs repercés ou repoussés.
La partie basse du dosseret, la ceinture de l’assise et les montants arrière sont enrichis de leurs passementeries d’origine agrémentées de parties en cuivre.
Circa 1900.
État d’usage, accidents et manques.
Hauteur : 124,5 cm
Diamètre de l’assise : 44 cm
Provenance :
- Collection Germaine Schlaepfer, pianiste
- Collection de M. Frédéric Ballester, Cannes, petit-fils de la précédente
Exposition :
- Exposition Générale Italienne, Turin, 1898 (appelée communément Exposition Nationale de Turin ou Exposition des Arts Décoratifs de Turin) - Une variante de notre siège fut présentée lors de cette manifestation.
Bibliographie :
- Fabbrica italiana mobili artistici – A. De Vecchi e C. (gia C. Bugatti & C.), catalogue commercial, Milan, circa 1902/05. Une variante de notre siège reproduite sous le n° 201 (non paginé). 
- Carlo Bugatti au Musée d’Orsay, catalogue sommaire illustré du fonds d’archives et des collections – Marie-Madeleine Massé, éditions Musée d’Orsay & Réunion des Musées Nationaux, Paris, 2001. Une variante de notre siège présentée dans le document (n° d’inventaire ODO1996-40-319) reproduit sous le numéro 8.9 page 91.
- Bugatti, les meubles ; Bugatti, les sculptures ; Bugatti, les autos – Bernard Lamarche-Vadel, Bernard Dufour, Anna Lamparska-Rivet, Éditions de la différence/Galerie Beaubourg, Paris, 1995. Variante reproduite page 141.
Archives :
Le fonds d’archives Carlo Bugatti conservé par le Musée d’Orsay contient une photographie, numéro d’inventaire ODO1996-40-319, présentant quatre meubles dont une variante de notre chaise portant le numéro 201.
À noter :
Un modèle identique à notre siège trônait dans la fameuse chambre à coucher (entièrement réalisée par Carlo Bugatti) de Lord Battersea dans sa maison de Londres vers 1900.

CARLO BUGATTI (1856 1940) Trône tambour, n°201 (variante) du référencier, le modèle créé vers [1895/1900] Rare chaise asymétrique et à l’assise circulaire. La structure en bois tei…

Lot n° 2 - CARLO BUGATTI (1856-1940)
Modèle ou variante présenté à The Italian Exhibition – West Brompton, Earl’s Court & West Kensington, Londres, 1888
Deux sellettes d’applique ; à jardinière suspendue ou réceptacle de lampe à huile.
Les importantes platines circulaires réalisées en cuivre patiné aux motifs repoussés et repercés sur âme de bois.
Les sellettes, traitées à la façon de torchères, exécutées en bois teinté, bois noirci et os au décor de marqueterie de laiton et d’os et de feuilles de cuivre patiné aux motifs géométriques repoussés et repercés.
Les jardinières ou réceptacles à lampe à huile et les suspentes en cuivre patiné aux motifs géométriques repoussés et repercés.
Fin du XIXe siècle.
Importantes oxydations, déformations à certaines parties en cuivre, accidents et manques.
Hauteurs : 90 cm et 100 cm environ
Exposition :
The Italian Exhibition – West Brompton, Earl’s Court & West Kensington, Londres, 1888 - Notre modèle ou variante présenté lors de cette manifestation.
Œuvre en rapport et collection publique :
Une console d’applique, variante de notre modèle et dépourvue de jardinière, est conservée au Kunstgewerbemuseum de Berlin sous le n° d’inventaire W-1973,28.
Bibliographie :
- The Queen, The Lady’s newspaper & Court Chronicle – Parution du 7 juillet 1888. Notre modèle ou variante reproduit dans un article intitulé Quaint furniture at the Italian exhibition.
- Die Bugatti[s] – Catalogue de l’exposition du Museum für Kunst und Gewerbe, Hambourg, 1983. Article de The Queen, The Lady’s newspaper du 7 juillet 1888 présentant notre modèle ou variante reproduit page 24. La variante de notre console conservée au Kunstgewerbemuseum de Berlin reproduite page 111.
- Carlo Bugatti au Musée d’Orsay, catalogue sommaire illustré du fonds d’archives et des collections – Marie-Madeleine Massé, éditions Musée d’Orsay & Réunion des Musées Nationaux, Paris, 2001. Notre modèle ou variante présenté sur une photographie titrée Mobili con diritto d’autore Bugatti Carlo et annotée au dos N° 9 (n° d’inventaire ODO1996-40-117) reproduite sous le numéro 3.36 page 43.
À noter :
Le fonds d’archives Carlo Bugatti, conservé par le Musée d’Orsay, contient une photographie, numéro d’inventaire ODO1996-40-117, présentant notre modèle ou variante et portant au dos un numéro 9.

CARLO BUGATTI (1856 1940) Modèle ou variante présenté à The Italian Exhibition – West Brompton, Earl’s Court & West Kensington, Londres, 1888 Deux sellettes d’applique ; à jardiniè…

Lot n° 3 - GIOVANNI BATTISTA FRANCESCO FASCE (1858-1902
Buste d’africaine, probablement celui d’une femme Hamer (Éthiopie), le modèle créé vers [1890/95]
Sculpture.
Épreuve en bronze à patine noire.
Fonte à la cire perdue d’édition ancienne.
Base en marbre gris veiné.
Signée FASCE G. B. et porte le cachet de fondeur L. GATTI fuse sur l’arrière.
Hauteur bronze seul : 51 cm
Hauteur totale : 69 cm

Artiste génois, Fasce est l’élève du sculpteur Lorenzo Orengo. Également peintre décorateur, il reçoit en 1892 une médaille d’argent à l’Exposition Nationale de Palerme pour deux sculptures historiques. Dans cette thématique, on lui doit une statue de Guillaume Tell pour le théâtre Carlo Felice de Gênes. Il réalise aussi, après avoir remporté le concours en 1896, un important monument à Nicola Fabrizi pour la ville de Modène. Il se distingue également dans l’art funéraire en réalisant le tombeau de Balestrino en 1900 au cimetière Staglieno de Gênes et le monument à Leandri au cimetière Verano de Rome. La Galleria il Chiostro à Gênes conserve dans ses collections une tête de bébé en terre cuite de l’artiste. Il décède en 1902 alors qu’il travaille à Rome sur les sculptures du fronton du palais Esedra place de la République.

L’art de Fasce révèle sa sensibilité et son sens aigu de l’observation et du détail. Malgré tout, la connaissance de son œuvre avait, jusqu’à maintenant, livré une expression dans la pure veine des grands et bons sculpteurs italiens de la fin du XIXe siècle.
Notre buste d’africaine laisse apparaitre une facette bien méconnue de l’artiste.
En effet, à travers cette sculpture, fort de sa maturité, Fasce explore une nouvelle manière avec une très grande réussite et prend une voie audacieuse qui le conduit à une œuvre majeure. À une époque où le colonialisme bat son plein, le sculpteur approche son sujet avec empathie et sans voyeurisme, rarement un regard sculpté aura eu une telle intensité, ni avant lui, ni après lui.
La modernité de cette sculpture, modelée entre1880 et 1900, préfigure les créations de quelques grands artistes dits voyageurs du XXe siècle, réalisées, elles, 20 ou 30 ans plus tard.

GIOVANNI BATTISTA FRANCESCO FASCE (1858 1902 Buste d’africaine, probablement celui d’une femme Hamer (Éthiopie), le modèle créé vers [1890/95] Sculpture. Épreuve en bronze à patine…

Lot n° 5 - Émile GALLÉ (1846-1904)
Les magnolias, version monumentale, très probablement pièce unique et œuvre ou modèle présenté à l’Exposition de l’Union Centrale des Art décoratifs, Paris, 1884
Rare et exceptionnel vase bulbeux quadrilobé sur base circulaire et à col évasé.
Épreuve en céramique émaillée ; le décor polychrome en épais relief à la barbotine.
Le fond achevé de motifs en creux, la plupart rehaussés de parties de feuille d’or éclatées.
Manque la partie haute ou col rodé, fond percé en son centre, sauts d’émail épars.
Monogrammé E. G. à la Croix de Lorraine vers la base.
Hauteur : 91 cm
Archives et bibliographie :
Écrits pour l’art : floriculture, art décoratif, notices d’expositions 1884-1889 – Émile Gallé, éditions J. Lafitte reprints (réédition de l’ouvrage original de 1908 édité par Henriette Gallé-Grimm), Marseille, 1998. Émile Gallé dans la notice qu’il rédige à l’occasion de son envoi à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs de 1884, décrit très précisément notre œuvre page 301 : [Faïences sous couverte. – L’exposition de M. Gallé contient […] un grand vase lobé, à décor en barbotine branches de magnolia sur fond laissant voir le ton de la terre sous l’émail avec dégradation du ton au brun rouge dans le bas du vase, au gris-tourterelle dans le haut et pluie de paillons d’or en travers].

Émile GALLÉ (1846 1904) Les magnolias, version monumentale, très probablement pièce unique et œuvre ou modèle présenté à l’Exposition de l’Union Centrale des Art décoratifs, Paris,…

Lot n° 6 - Jean PUY (1876-1960) Peintre & André METTHEY (1871-1920) Céramiste
& Ambroise VOLLARD (1866-1939) Éditeur – Céramique FAUVE
[L’]Enlèvement des Sabines, pièce unique, circa 1906/07
Panneau composé de 13 carreaux.
Épreuves en faïence à l’émail stannifère au décor polychrome.
Le décor central éponyme composé sur 4 carreaux, l’entourage des 9 autres carreaux aux motifs d’une salamandre et de pampres de vigne.
Présenté dans un encadrement en chêne mouluré.
Signé PUY en bas à droite et titré Enlèvement des Sabines en haut du décor central, porte au dos (sur le fond) une première étiquette avec les mentions suivantes : Galerie Mady Bonnard – Exposition Jean PUY – Paris – 25 avril-24 mai 1961, et une seconde de l’encadreur Maison Cluzel – L. Vivien Paris 9e.
À vue : 34,2 x 38,5 cm
Provenance :
Ancienne collection du Musée du Petit Palais, Genève (Suisse).
Œuvres en rapport et bibliographie :
Notre panneau céramique est à rapprocher de ceux titrés Les Fruits d’or des Hespérides et Orphée charme les monstres reproduits respectivement page 89 et page 106 dans le catalogue de l’exposition La céramique Fauve organisée en 1996 (Musée Matisse à Nice puis Fondation Saint-Jean à Bruges), édition de la Réunion des Musées Nationaux.
Historique :
Impulsée par Ambroise Vollard, défenseur des peintres fauves, la céramique dite fauve voit le jour en 1906 dans l’atelier d’André Metthey, soit l’année suivant le Salon d’automne de 1905 durant lequel un critique d’art inconnu allait donner son nom au mouvement, vocable repris plus tard et immortalisé par Louis Vauxcelles. Ce qui sera appelée l’École d’Asnières, petite cité où demeurait et travaillait le céramiste, réunira, autour d’André Metthey, les meilleurs artistes du moment, André Derain, Georges Rouault, Maurice de Vlaminck, Henri Matisse, Louis Valtat, Kees van Dongen, Achille-Émile Othon Friesz, etc. et bien-sûr Jean Puy.
Le Salon d’automne de 1907 marquera l’histoire de la céramique fauve avec les 108 pièces qu’André Metthey choisira d’exposer, toutes des œuvres de collaboration avec les peintres du mouvement, notre panneau était possiblement de cet envoi.
Malheureusement, jamais Ambroise Vollard ne parvint à réellement commercialiser ces peintures sur faïence. De bien trop rares collectionneurs prirent le parti d’acquérir ces œuvres, aussi l’aventure tourna court et très peu de céramiques sortirent du four d’André Metthey qui très vite allait se tourner vers la poterie de grès qui le rendra célèbre.

Jean PUY (1876 1960) Peintre & André METTHEY (1871 1920) Céramiste & Ambroise VOLLARD (1866 1939) Éditeur – Céramique FAUVE [L’]Enlèvement des Sabines, pièce unique, circa 1906/07 …

Lot n° 19 - DAUM NANCY
Mineur se frayant un chemin et s’éclairant à la lanterne dans une forêt houillère, œuvre réputée unique et conçue pour Charles Barrois en 1909, offerte à ce dernier par la Société de Forges et Aciéries du Nord et de l’Est
Vase balustre reposant sur un piédouche à renflement et présentant un petit col annulaire terminé évasé.
Épreuve en verre aux colorations intercalaires ocre-jaune nuancées de gris-blanc vers le col et enrichies de filigranes internes bruns.
Le décor tournant traité dans un camaïeu vert, d’un mineur éclairé d’une lanterne parmi différentes variétés de fougères, est finement dégagé à l’acide et entièrement ciselé et repris à froid à la roue.
La base et le pied colorés noir à l’évocation de la houille ; des motifs gravés figurant des plantes carbonifères stylisées viennent achever le décor du pied.
Signé et situé DAUM Nancy, dans un cartouche ovale sous la base.
Hauteur : 34 cm
Provenance :
- M. Charles Barrois (1851-1939), géologue, chercheur, professeur de géologie à l’Université de Lille, Conservateur des collections du Musée d’histoire naturelle de Lille, membre de l’Académie des sciences, commandeur de la Légion d’honneur. Œuvre reçue en présent par la Société de Forges et Aciéries du Nord et de l’Est en 1909 et spécialement conçue par Daum à cette occasion.
- Œuvre restée dans la descendance du précédent.
- Vente Thierry de Maigret, Hôtel Drouot, Paris, le 29 juin 2012. Lot 178 du catalogue.
- M. X., Paris.
Extraits de la correspondance portant sur cette œuvre :
M. François Villain à M. Charles Barrois, le 9 juin 1909 :
[… J’allais précisément vous écrire pour vous renouveler encore une fois les remerciements de la Société des Forges et Aciéries du Nord et de l’Est pour le grand intérêt que vous avez pris à ses recherches de Marly et les précieux conseils que vous lui avez donnés à cette occasion. Pour commémorer le souvenir de cette collaboration, nous avons demandé à notre ami Daum, l’artiste verrier de notre ville, de bien vouloir fabriquer un vase dont le décor serait inspiré de la flore houillère. Ce vase vient d’être seulement terminé. Je pense qu’il pourra vous être expédié demain et que vous le recevrez dès la fin de la semaine. Au nom de la Société des Forges et Aciéries du Nord et de l’Est, je me permets de vous prier de lui réserver bon accueil et de croire que nous resterons toujours vos obligés.]
M. Charles Barrois à M. François Villain, le 14 juin 1909 :
[La prochaine fois que j’aurai à faire un cours sur la flore houillère, ce qui m’arrive chaque année, j’aurai grand soin de ne pas conduire mes élèves voir l’objet de la leçon, dans le musée houiller, sous forme d’affreux débris fossiles noirs. Je ne manquerai pas de les réunir autour de l’œuvre artistique de votre ami Daum, où ils verront comment le mineur travaille au milieu de la forêt vivante, parmi les frondes vertes des fougères, ressuscitées par les maîtres-verriers de Nancy. Ils apprendront, grâce à vous, les caractères si savamment reproduits, des Nevropteris, Pecopteris, Sphenoteris, et ils verront même au fond du vase que la houille est formée de bris de Sigillaires et de Lepidodendrons. Ils vous devront reconnaissance, d’avoir ainsi appelé l’art au secours de la science, pour leur apprendre mes leçons.] Extraits de la correspondance publiés dans le catalogue de la vente Thierry de Maigret, Hôtel Drouot, Paris, le 29 juin 2012, page 64.

DAUM NANCY Mineur se frayant un chemin et s’éclairant à la lanterne dans une forêt houillère, œuvre réputée unique et conçue pour Charles Barrois en 1909, offerte à ce dernier par …

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