Haute Époque, objets de curiosité

Lots exhibition: mardi 25 juin - 11:00/18:00 - mercredi 26 juin - 11:00/16:00
Sale: Wednesday 26 June 2019 - 16:00
Salle 9 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot 75009 Paris
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Auction house
Pierre Bergé & Associés
Tel. +33 (0)1 49 49 90 00
Lots phares
105 Results

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Lot n° 1 - Rare coffret rectangulaire avec couvercle à quatre pentes reposant sur des pieds en forme de pattes griffues, âme en bois recouverte de feuilles d'argent repoussé et en partie doré. Il est orné des symboles des Evangélistes placés dans les boucles de rinceaux se terminant par des palmettes, l'aigle de saint Jean et le taureau de saint Luc en façade, l'ange de saint Mathieu et le lion de saint Marc au dos; les côtés sont à décor d'une grande rosace à huit pétales inscrite dans un cartouche circulaire cantonné de palmettes; le couvercle a conservé un décor de fleurons dans des entrelacs de rinceaux sur trois de ses pentes, en façade et sur les pignons; bords des panneaux limités par des frises de perles; pourtour du couvercle souligné d'une bande de chevrons; dessous avec plaque à décor géométrique; la crête conserve les deux anneaux de fixation de la poignée, fermeture avec petit moraillon mobile aux bords découpés.
Espagne, X/XIe siècle.
H_13 cm L_16,2 cm P_8,9 cm
(quelques accidents et manques notamment la plaque arrière du couvercle, deux pieds refaits anciennement en fer)
Les témoignages d'orfèvrerie de la fin du Haut Moyen Age sont peu nombreux et rares sont les comparaisons que l'on peut établir entre ce coffret et des objets conservés dans les musées ou trésors d'églises. Le travail de métal précieux repoussé se rencontre cependant sur différents objets liturgiques comme des coffrets, des plats de reliure ou des autels portatifs. Ici, les palmettes des rinceaux héritées du monde islamique sont des motifs décoratifs récurrents que l'on retrouve en Espagne mozarabe. Le coffret en argent repoussé et doré qu'Alphonse III a donné au début du Xe siècle à l'évêque d'Astorga, conservé dans le trésor de la cathédrale, en donne l'exemple le plus fameux (fig.a). Sensiblement de la même époque, un autre coffret tout aussi connu, celui dit aux agates, Caja de las
Agatas, qui constitue une des pièces des plus précieuses de la Camara Santa d'Oviedo, présente quant à lui des bandes de chevrons rappelant celles figurant sur ce coffret aux symboles des Evangélistes (fig.b)
Ouvrage consulté: Exposition New York 1993, The Art of medieval Spain a.d.500 - 1200, The Metropolitan Museum of Art, cat.

Rare coffret rectangulaire avec couvercle à quatre pentes reposant sur des pieds en forme de pattes griffues, âme en bois recouverte de feuilles d'argent repoussé et en partie doré…

Lot n° 3 - Rare plaque de forme carrée en cuivre champlevé et gravé représentant la Crucifixion avec la Vierge et saint Jean, infimes traces d'émail bleu et de dorure. Le Christ, les bras à l'horizontale, tourne la tête vers Marie, périzonium descendant jusqu'aux genoux noué sur la hanche droite, jambes parallèles et pieds juxtaposés; la Vierge porte à son visage un pan de son manteau dans un geste d'affliction; Jean tient un livre dans sa main gauche et lève l'autre main; la Lune et le Soleil sont personnifiés en buste au-dessus des bras de la croix; inscriptions: titulus, en latin et en grec, IH[SUS] NAZAREN AO VS (Jésus de Nazareth, Alpha et Omega, inscrits à l'envers, qui signifie «le début et la fin»), verticalement, de part et d'autre de la Vierge et de saint Jean, I[N]
CRVCE NOS CVRAT SVPPLEX CRVX ISTA FIGVRAT (nous sauve sur la croix par son intercession); bordures verticales festonnées; au revers, l'Alpha et Omega.
Rheno-Mosan, XIIe siècle
H_11,4 cm L_11,5 cm
(manque à la partie inférieure)
Il est intéressant de noter la présence d'un ?? et d'un ?? gravés au revers. M.M. Gaultier dans son corpus des émaux méridionaux avait également observé un A, capitale romaine ou Alpha grec, au dos d'une plaque de reliure figurant de même une Crucifixion cosmique réalisée quant à elle dans un atelier hispano-limousin (Emaux méridionaux - Catalogue international de l'OEuvre de Limoges,
Paris, 1987, T I, cat.133)

Rare plaque de forme carrée en cuivre champlevé et gravé représentant la Crucifixion avec la Vierge et saint Jean, infimes traces d'émail bleu et de dorure. Le Christ, les bras à l…

Lot n° 4 - Rare coffret en os sculpté et gravé sur âme en bois, plaque de cuivre pour le fond, dorure, incrustations de pâtes rouge-orangé et noire. Il est à décor toutes faces, couvercle compris, de statuettes de saints en bas-relief, debout et tenant un phylactère, hormis un seul: sur le couvercle, cinq grands personnages sous des arcatures, trois à chaussures pointues, deux nus pieds; sur les autres faces, personnages plus petits et couronnés, quatre en façade, cinq au dos, trois par côté; ces saints sont séparés par des colonnettes plates au fût droit avec base et chapiteau à feuilles stylisées; au milieu de la façade, large contrefort creusé d'un cercle pour l'emplacement de la serrure aujourd'hui disparue, figure de lion la tête retournée, la queue avec extrémité en palmette à la partie inférieure. Fond: plaque de cuivre bordée d'os, avec infimes traces de dorure, gravée au compas de deux rosaces insérées dans trois cercles concentriques. Pentures lancéolées et poignée sommitale en cuivre.
Nombreuses inscriptions en lettres capitales et onciales sur les phylactères, les arcatures, l'encadrement du couvercle et le bandeau de la façade.
Couvercle: arcatures, de gauche à droite, + ST PETRV, PAVLVS, IESV CRISTV, IACOBVS, [??]ANVS (st Pierre, Paul, Jésus Christ,
Jacques, [Eti]enne ?); phylactères, de gauche à droite, le personnage de gauche ne portant pas de banderole, ST TEPHANVS, IACOBVS, IOANVS +, ST PAVLVS (st Etienne, Jacques, Jean, st Paul); bandeau sous les pieds des personnages: EK ARMA A QVE [?] ENPER VIR [?]O FELICE (“... er alma, a[t]que [s]emper virgo, felix”); bord droit: LI PORTA SVMEN DILV[?]. (“[ce]li porta sumens illud”). Il s'agit d'une partie de l'Hymne à la Vierge “Ave maris stella, Dei Mater alma, atque semper virgo, felix celi porta sumens illud ave Gabrielis ore...” (“Salut, étoile sur la mer ! Salut, Mère nourrice de Dieu, et pourtant toujours vierge! Salut heureuse porte du ciel ! en acceptant cette salutation de la bouche de l'ange Gabriel tu nous as procuré le salut”. Hymne à la Vierge de saint Venance
Fortunat, poète et évêque de Poitiers, † v.605).
Façade: au-dessus des personnages, + ST PETORVS + ST PAVLVS + IACOBVS + IOANNVS (st Pierre, st Paul, Jacques, Jean); phylactères: IOAN, IAAN, QVARE, TSIRI.
Côté gauche: phylactères, + DAVI, AMEN, PEPIN; côté droit: phylactères, +REX, + MACI, POLINIO.
Dos: phylactères, FELIPE, AMEN, LOINEIR, RENIER, VENVS.
Cologne, dernier tiers du XIIe siècle
H_8,5 cm L_17,7 cm P_11,5 cm
(quelques restaurations anciennes, notamment aux colonnettes et, sur le couvercle, aux têtes des personnages des extrémités, plaquette du bord gauche; serrure et son moraillon manquants).

Provenance: ancienne collection privée, Midi de la France.
A l'image de ceux conservés dans les musées, ce coffret a subi quelques remaniements dans son décor lors d'un remontage et l'emplacement de certaines figures du couvercle a été modifié. Ainsi, la figure du Christ placée à l'origine au centre est celle de l'extrême gauche, sans phylactère, bénissant d'une main et tenant un livre de l'autre; de même saint Paul, deuxième arcature de gauche à droite, est la figure placée à présent à l'extrême droite reconnaissable au phylactère portant son nom; une encoche sur le bord droit de sa robe correspond d'ailleurs à l'attache de la poignée.
Ce type de coffret à plaquettes d'os sculpté est typique de la production colonaise de la fin du XIIe siècle. La translation des reliques des rois Mages qui s'est effectuée à Cologne en 1164 est en effet à l'origine de la réalisation dans de nombreux ateliers de cette ville de reliquaires, châsses ou coffrets.
Sur les premiers d'entre eux figurent ainsi les Mages comme on peut le voir sur le grand coffret du Louvre (inv. MRR 76, fig. a) ou l'important reliquaire en forme de tour du musée de Darmstadt (inv. Kg 54: 226, fig. b). A l'ivoire qui est un matériau coûteux, les artisans colonais ont préféré l'os de bovin. Ce matériau abondant, cependant plus difficile à tailler que l'ivoire, leur a permis de répondre à une forte demande en cette période de renouveau du culte des reliques.
On assiste alors à une production en série, facilitée par la fabrication de ces personnages hiératiques dont la juxtaposition produit un indéniable effet décoratif.
Les historiens d'art ont tenté de regrouper certaines de ces oeuvres afin de définir des centres de fabrication. En dehors des ateliers directement reliés aux chapitres des cathédrales qui répondaient aux commandes les plus prestigieuses, des artisans travaillaient pour un marché plus ouvert dans des ateliers spécialisés dans la fabrication de ces Beinkästen.
A l'image du coffret présenté ici, ils réalisaient des petites boîtes rectangulaires, des reliquaires ou des pyxides à destination d'une clientèle religieuse ou dévote. Ce coffret provenant d'une collection du Midi peut sans conteste être rapproché de celui du Musée de l'Ermitage (inv. ?? 73, ?? 9, fig. c), de celui du trésor de la cathédrale de Tournai (fig.d) ou, encore plus étroitement, d'un exemplaire conservé au musée des Arts décoratifs de Budapest (inv. 66.138, fig. e1 à e5). Il est visiblement issu du même atelier que ce dernier tant est comparable le style des statuettes et des colonnettes. On note également sur ces deux coffrets la présence de noms, remarquables par leur rareté et leur signification obscure comme AMEN ou PEPIN. Des approximations dans l'orthographe et une incohérence parfois dans la disposition ou la répétition des figures pourraient traduire une certaine décadence dans cette production.
Il demeure que ce coffret nous est parvenu dans un état de conservation assez remarquable compte-tenu de son ancienneté et qu'il constitue un très rare témoignage de cet art singulier colonais de l'époque romane, seuls en effet quelques éléments isolés, personnages, plaquettes ou symboles du tétramorphe sont passés en vente publique ces dernières années.
Ouvrages consultés: Expositions Darmstadt - Cologne 1997/1998, Kölner Schatzbaukasten, Die Grosse Kölner Beinschnitzwerkstatt des 12. Jahrhunderts, Musée régional de la Hesse - Musée Schnütgen, cat.; D. Gaborit-Chopin, Ivoires médiévaux Ve-XVe siècle, Musée du Louvre, Paris,2003, pp. 254-259;
Expositions Berlin - Paderborn - Cologne - Luxembourg2008/2009, Die mitterlalterlichen Elfenbeinarbeiten, Musée des Arts Décoratifs des musées de la ville - Musée diocésain et Trésor de la cathédrale - Musée Schnütgen - Musée national d'histoire et d'art, cat. T. Jülich, pp. 150-175

Rare coffret en os sculpté et gravé sur âme en bois, plaque de cuivre pour le fond, dorure, incrustations de pâtes rouge orangé et noire. Il est à décor toutes faces, couvercle com…

Lot n° 8 - Châsse en cuivre champlevé, gravé, émaillé et doré; émail bleu, bleu turquoise, rouge et blanc. En forme de coffret reposant sur des pieds étroits, elle ouvre par un couvercle à pentes, surmonté d'une crête ajourée avec sphère aplatie au centre et muni d'un moraillon en façade à l'extrémité en tête d'animal stylisé la gueule ouverte; décor identique sur les deux faces et les pentes de trois médaillons entourant chacun un buste d'ange aux ailes déployées sur fond de rinceaux au dessin schématisé; même ornementation sur les faces latérales avec rinceau sur les pignons.
Limoges, troisième quart du XIIIe siècle
H_13,5 cm L_14,3 cm P_6,2 cm
(légers manques aux émaux, petites déformations et restaurations, usures à la dorure, serrure absente)
Provenance: ancienne collection Charles Boucaud, Paris
Plusieurs châsses d'une typologie comparable appartenant à la production limousine de la seconde moitié du XIIIe siècle sont conservées dans des églises de la région comme celle de
Saint-Vaury (Creuse), d'Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne) ou, d'une dimension plus longue, de Saint-Yriex-la-Perche dans le même département.
Ouvrage consulté: C. Arminjon, M. Chavent, S. Doublard du
Vigneau, M-M. Gautier, V. Notin, T. Zimmer, Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France. Emaux limousins du Moyen Age.Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Limoges, 1995.

Châsse en cuivre champlevé, gravé, émaillé et doré; émail bleu, bleu turquoise, rouge et blanc. En forme de coffret reposant sur des pieds étroits, elle ouvre par un couvercle à pe…

Lot n° 9 - Crosse avec saint Michel terrassant le dragon en cuivre champlevé, gravé, ciselé, émaillé et doré; émail bleu, bleu turquoise, bleu clair, rouge, vert et jaune, perles d'émail noir et turquoise. Elle se compose d'une douille cylindrique surmontée d'un noeud aplati et d'un crosseron à section ovalisée allant en s'amenuisant et se terminant par une tête de serpent enserrant l'archange; douille ornée de rinceaux fleuris avec trois guivres à la queue enroulée fixées verticalement; noeud en deux parties ajourées à décor de reptiles entrelacés; crosseron à fond de résille losangée simulant les écailles et crête à crochets assez espacés; saint Michel, debout de profil dans la volute, un pied sur celle-ci, l'autre sur le dragon, plonge la lance tenue par ses deux mains dans le dos de la bête qui retourne sa tête, son museau parallèlement aux ailes; la queue du dragon traverse la volute pour se partager en deux rinceaux aux extrémités feuillagées.
Limoges, vers 1220/1230
H_32 cm
Soclée (quelques manques aux émaux et légères usures, l'aile droite de l'ange semble refaite anciennement ainsi qu'une queue d'une des guivres de la douille)
Provenance: ancienne collection Charles Boucaud, Paris
Cette crosse appartient au groupe le plus important des crosses limousines, celles représentant le combat de saint Michel avec le dragon. Marquet de
Vasselot en dénombre ainsi 46 comparativement au second groupe, celui de l'Annonciation, qui en compte 39. On pense que les évêques et les abbés aimaient particulièrement imposer leur autorité à travers cette iconographie symbolisant le triomphe de l'esprit de Dieu sur le démon. Dans ce groupe d'une rare cohérence, dont les exemplaires se différencient par de légères variantes, on peut notamment rapprocher cette crosse-ci de celle conservée au
Metropolitan de New York (inv. 32.100.289, fig.a), de celle également de la Walters Art Gallery de Baltimore, anciennement à Brimo de Laroussilhe (inv.44.294, fig.b), de celle aussi du Musée de Picardie à Amiens (inv. M.P.992.4.13, fig.c) et enfin de celle du château de Goluchów en Pologne dont seul le crosseron nous est parvenu (fig.d). Elles se distinguent des autres par la tête du serpent constituant l'extrémité de la volute qui ne mord ni la lance, ni une aile de saint
Michel, comme sur les modèles les plus courants, par la douille ornée de rinceaux fleuris avec les reptiles fixés verticalement et non obliquement, le démon ne mord pas non plus la lance de l'archange. Vasselot ne semble pas avoir répertorié cette crosse de l'ancienne collection Charles Boucaud; on peut toutefois remarquer qu'elle pourrait correspondre à celles des collections Beresford Hope ou Chandon de Brailles que l'auteur n'a pu examiner ni illustrer. Cet exemplaire, archétype de la production limousine du Moyen Age, est admirablement bien conservé, ayant gardé en effet presque tous ces émaux et sa dorure ainsi que tout son bestiaire original à la différence de celle du MET qui a fait l'objet de restaurations.
Ouvrage consulté: J.J. Marquet de Vasselot, Les crosses limousines du XIIIe siècle, Firmin, Paris, 1941.
Comme l'indique leur nom, ces petits bassins appelés gémellions allaient par deux, l'un muni d'une petite gargouille servait à verser l'eau dans l'autre. D'usage liturgique ou profane, les gémellions limousins sont ornés de différents sujets à thème courtois ou religieux, mais aussi des écus armoriés, des combats ou des scènes de chasse. Cette production a fait l'objet d'une étude et d'un recensement par J.J. Marquet de Vasselot dont la parution a été faite après sa mort à partir des éléments que l'historien de l'art avait laissés. Il en décrit près de cent trente en les classant par leur décor. Son premier chapitre est consacré aux gémellions à sujets religieux. Tout en faisant remarquer leur rareté, il indique bien qu'à côté des motifs religieux, la plupart de ces gémellions accordent une place plus ou moins importante aux sujets profanes. Il semble bien que cela soit le cas de celui-ci avec le centre qui met en scène un évêque assis tandis que les couples figurant dans les quatre lobes sont à l'évidence à caractère profane avec présence d'une danseuse et d'attributs comme une coupe, un sceptre ou un bâton fleuronné.
Ce gémellion par son décor et son état de conservation est très comparable à un exemplaire conservé au Louvre, cependant légèrement plus petit (inv.MRR 171, fig. a). Le sujet au centre présente également un personnage assis et un autre debout, là une reine à qui une femme fait l'offrande d'une coupe.
Le revers se retrouve sur un autre exemple appartenant au
Metropolitan Museum avec sa rosace entourée d'arcs de cercles fleuronnés (inv. 49.56.8, fig.b).
Particularité remarquable, de tous les gémellions décrits par
Vasselot, il apparaît comme le seul à posséder des dragons dans les écoinçons.
Ouvrages consultés: J.J. Marquet de Vasselot,
Les gémellions limousins du XIIIe siècle, Paris, 1952; M.M.
Gauthier, Emaux du moyen âge occidental, Paris, 1972, pp. 118 et 375; Exposition Paris - New York 1995/1996,
L'OEuvre de Limoges. Emaux limousins du Moyen-Age,
Musée du Louvre - The Metropolitan Museum of Art, cat. 126.

Crosse avec saint Michel terrassant le dragon en cuivre champlevé, gravé, ciselé, émaillé et doré; émail bleu, bleu turquoise, bleu clair, rouge, vert et jaune, perles d'émail noir…
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