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Lot n° 6 - Claude Joseph VERNET (Avignon 1714 - Paris 1789)
Pêcheurs près du rivage, dit La source abondante
Huile sur toile ovale.
Signé et daté sur le rocher : J. Vernet / f. 1766.
46 x 36 cm
Provenance :
- Très certainement vente Mme la présidente de Bandeville, Paris, 3 décembre 1787,
n°65 (avec un pendant, 3501 livres à Desmanes) ;
- les tableaux réapparaissent le 11 janvier 1793, vente Lebrun, sous le n° 6 (hauteur
17 pouces, largeur 13 et demi, exprimés en toises du Châtelet soit 1 pouce équivalant
à 27 mm environ) :
« L'autre offre, sur le devant, une femme, vêtue de rouge, tenant un panier, tandis
qu'un homme retire ses filets d'un torrent. A droite, et sur une élèvation, on voit deux
pêcheurs, l'un à la ligne, l'autre tenant un échiquier. Dans le fond et sur un chemin, on
aperçoit une voiture couverte. Sur la gauche sont des rochers élevés, des arbres et une
ville au bord de la mer, qui termine le fond du tableau. (...) Ces deux tableaux, du faire
le plus ferme et le plus piquant, ne laissant rien à désirer. Ils sont de forme ovale » ;
collection du baron van de Werve et de Schilde (1867-1923), gouverneur de la
province d'Anvers. Mentionné dans l'inventaire de succession de sa femme en 1952, par
descendance dans la même collection à Nantes depuis cette date.
Expositions :
- Probablement Salon de 1767, n° 39.
- Le goût de Diderot, Montpellier, musée Fabre, octobre 2013 - janvier 2014, et Lausanne, Fondation de l'Hermitage, février - juin 2014, catalogue p. 349, reproduit p. 353.
Bibliographie :
- Léon Lagrange, Les Vernet. Joseph Vernet et la peinture au XVIIIe siècle. Avec le
texte des Livres de Raison et un grand nombre de documents inédits. Paris 1864,
Librairie académique Didier et Cie, p. 344.
- Florence Ingersoll-Smouse, Joseph Vernet peintre de marine, étude critique et
catalogue raisonné, volume II, Paris 1926, Etienne Bignou, p. 10, n° 818, reproduction de
la gravure de Le Bas, pl. LXXXXIV, n°208.
- Diderot & l'art de Boucher à David. Les Salons : 1759-1781, catalogue d'exposition,
Paris Hôtel de la Monnaie, 5 octobre 1984-6 janvier 1985, RMN 1984, p. 405-409.
(tableau perdu, connu par la gravure de Le Bas).
- Le goût de Diderot, catalogue d'exposition, Montpellier, musée Fabre, 5 octobre
2013-12 janvier 2014 ; Lausanne, Fondation de l'Hermitage, 7 février-1er juin 2014],
Hazan 2013, cat. 90, p. 253-254, p. 349.
- Scherf, Guilhem « Diderot entre vérité et magie » in Grande Galerie, le Journal du
Louvre, n° 26 p. 92, reproduit « l'une des révélations de l'exposition Le goût de Diderot,
et l'un des tableaux les plus subtils de Joseph Vernet »
Au dix-huitième siècle, ce tableau était en pendant avec un autre titré Les occupations
du rivage (non localisé), gravé lui aussi par Le Bas en 1771 et montrant un groupe
de blanchisseuses. Le livret du Salon de 1767 est très laconique concernant Vernet,
puisqu'il indique seulement « plusieurs tableaux sous le même numéro ». On doit donc
se référer aux descriptions de Diderot pour les identifier. Tiré de son texte sur le Salon de
1767, le passage La Promenade Vernet est considéré comme une des oeuvres majeures
de l'écrivain. Il y décrit un voyage dans sept sites différents avec un ami abbé, qui sont
autant de rêveries que lui inspirent les toiles du paysagiste.
à propos de notre tableau, qui constitue le premier site de sa promenade, Diderot
écrit :
« Le bas de cette montagne nous etoit dérobé par la masse interposée d'un
rocher. Le pié de ce rocher s'etendoit en s'abaissant et en se relevant et
separoit en deux la profondeur de la scène. Tout a fait vers la droite sur une
saillie de ce rocher, j'observai deux figures que l'art n'auroit pas mieux placées
pour l'effet. C'etoient deux pescheurs. L'un assis et les jambes pendantes vers
le bas du rocher tenoit sa ligne qu'il avoit jettée dans des eaux qui baignoient
cet endroit. L'autre, les épaules chargées de son filet, et courbé vers le premier
s'entretenoit avec lui. Sur l'espèce de chaussée rocailleuse que le pié du
rocher formoit en se prolongeant; dans un lieu ou cette chaussée s'inclinoit
vers le fond, une voiture couverte et conduite par un paysan descendoit vers
un village situé au dessous de cette chaussée. C'etoit encore un incident que
l'art auroit suggéré. Mes regards rasant la crête de cette langue de rocaille,
rencontroient le sommet des maisons du village, et alloient s'enfoncer et se
perdre dans une campagne qui confinoit avec le ciel. Quel est celui de vos
artistes, me disoit mon Cicerone, qui eut imaginé de rompre la continuité de
cette chaussée rocailleuse par cette touffe d'arbres ? Vernet, peut être ... Eh
bien, dis je a mon cicérone, allez vous en au Sallon, et vous verrez qu'une
imagination féconde, aidée d'une étude profonde de la nature a inspiré
a un de nos artistes précisément ces rochers, cette cascade et ce coin de
paysage... Et peut être avec ce gros quartier de roche brute, et le pescheur
assis qui relevé son filet, et les instruments de son métier épars a terre autour
de lui, et sa femme debout, et cette femme vue par le dos ...»
Il a été suggéré récemment que pour certains tableaux, au moment où Vernet était très
occupé par la plus importante commande de sa carrière, la série des Ports de France,
l'artiste se serait fait aider de collaborateurs comme Volaire, Grenier de Lacroix et
Ignace, le propre frère de l'artiste. Mais il convient de garder en mémoire la préface
du catalogue de la vente de l'atelier de l'artiste dans laquelle le célèbre expert et
marchand Jean-Baptiste Lebrun écrit :
« On aura toujours lieu d'admirer, et à peine croira-t-on que M. Vernet ait pu
suffire à une si immense quantité d'ouvrages. En effet, il falloit être témoin de
son travail pour se faire l'idée de la facilité d'exécution qu'il avait acquise ».
On connaît d'autres versions de cette composition (marché de l'art en 1988 et 2008,
toiles, 49 x 39 cm), une copie de la paire dans l'ancienne collection Youssoupoff à
Saint-Pétersbourg, toiles, 49 x 39cm, vendue chez Koller, Zurich, 20-22 mars 1996, n° 61.
Ces dernières, de qualité inférieure, ne peuvent être confondues avec les tableaux
Bandeville dont les dimensions correspondent parfaitement au nôtre : hauteur 17
pouces, largeur 13 et demi, soit 46 x 36 cm.

Claude Joseph VERNET (Avignon 1714 Paris 1789) Pêcheurs près du rivage, dit La source abondante Huile sur toile ovale. Signé et daté sur le rocher : J. Vernet / f. 1766. 46 x 36 cm…

Lot n° 7 - Saint-Pétersbourg, Manufacture impériale, XVIIIe siècle, vers 1784-87
Plat ovale en porcelaine provenant du Yacht service à décor polychrome au centre de l'aigle impérial bicéphale tenant le drapeau de la marine marchande russe et une couronne de laurier entre ses serres, sur fond bleu dans un cartouche à fond pourpre et or, la chute ornée de guirlandes de feuillages et l'aile décorée de médaillons et rinceaux feuillagés
dans le style arabesque, filet pourpre et dentelé or sur le bord.
Marqué : EII en bleu.
Quelques usures d'or.
36,5 x 26,5 cm

Le Yacht service fut probablement commandé par l'impératrice Catherine II en 1787, sans doute pour son séjour en Crimée en 1787 organisé par Grigori Potemkin, devenu gouverneur général de cette province après son annexion en 1784. Le service fut probablement réalisé pour être utilisé sur les embarcations que l'Impératrice et
sa suite empruntaient depuis Kiev sur la rivière Dnepr. Le but de ce séjour était de montrer aux invités étrangers voyageant avec Catherine II qu'avec l'acquisition des ports de la mer Noire, le commerce allait être facilité. Avec le drapeau de la marine marchande, ce service évoque ces nouveaux espoirs d'échanges.
Bibliographie :
Anne Odom, Souvenirs from Catherine's Trip to the Crimea, The Post, Hillwood Studies, 1998, p. 7-12.
Anne Odom, Russian Imperial Porcelain at Hillwood, 1999, p. 32-33
Catalogue de l'exposition à Saint-Pétersbourg, From the dinner-service Storesrooms, decorating the Russian Imperial Table in the Eighteenth to early Twentieth Centuries,
The State Hermitage Museum, 2016, p. 34-35.

Saint Pétersbourg, Manufacture impériale, XVIIIe siècle, vers 1784 87 Plat ovale en porcelaine provenant du Yacht service à décor polychrome au centre de l'aigle impérial bicéphale…

Lot n° 9 - Jacques SABLET (Morges 1749- Paris 1803) Portrait de Mathurin Crucy (1749 - 1826) Toile 62 x 50 cm provenance : famille du modèle. Exposition et Bibliographie : catalogue de l'exposition "Jardins en France 1760 - 1820 Pays d'illusion, Terres d'expériences", Paris, Hôtel de Sully, 18 mai -11 septembre 1977, Caisse nationale des Monuments Historiques et des Sites, p.106 (le tableau est mentionné comme signé en bas à droite : J Sablet), notice par Anne Van de Standt. Bibliographie en rapport: catalogue de l'exposition "Les frères Sablet (1775-1815) : Peintures, dessins et gravures", Nantes, Rome, Lausanne, ed. Carte Segrete, 1985. Catalogue par Anne Van de Standt. Mathurin Crucy commence sa formation d'architecte au sein de l'atelier de Jean-Baptiste Ceineray dans sa ville natale, Nantes, et entre par la suite à l'Académie d'architecture à Paris comme élève d'Etienne-Louis Boullée. En 1774, il remporte le "premier prix de l'Académie" - qui deviendra ensuite le Prix de Rome - pour un projet de "Bains publics d'eau minérale". En 1780, il est nommé architecte-voyer, chargé de la voirie publique de Nantes à la place de son ancien maître, Ceineray, puis en 1809 architecte départemental. Entre 1780 et 1820, la cité des ducs double sa population et sa superficie. Le commerce est florissant et, en pleine croissance économique, la ville devient un vaste chantier. L'architecte donne les plans pour des édifices publics, des places et des nouvelles rues à percer. Citons parmi ses ouvrages, la place Graslin - Crucy puise son inspiration de la place de l'Odéon à Paris - qui abritera le Théâtre Graslin, achevé en 1788. Il s'exerça également à l'édification d'hôtels particuliers de style néo-classique comme l'Hôtel Montaudouin en 1783 (aujourd'hui sur la place du Maréchal-Foch) ou encore le Palais de la Bourse (1790 - 1815) dans lesquels les réminiscences palladiennes sont clairement visibles. La famille Crucy et les deux frères Sablet s'étaient liés d'amitié à Rome à partir des années 1779-1780. Le frère cadet de notre modèle, Louis Crucy, se rendit à Rome où son aîné était pensionnaire de l'Académie de France. Ils se retrouvent à leurs retours respectifs à Nantes.C'est à ce moment-là que Jacques Sablet peignit le "Portrait de Louis Crucy sur les chantiers navals de Paimboeuf" (La Baule, collection privée). Plus tardivement, François Sablet représentera ''Mathurin Crucy dans un intérieur'' en 1815 (Nantes, collection familiale des descendants de Mathurin Crucy). L'architecte resta constamment en relations avec les frères Sablet. Jacques Sablet lui accorda des prêts importants pour ses affaires familiales, les chantiers navals, et François le rejoignit à Nantes en 1805. Jacques Sablet meurt quelques années auparavant, en 1803, à Paris. En 1808, Mathurin Crucy propose un plan de phare pyramidal pour la ville de Nantes inspiré de l'expédition de Napoléon Bonaparte en Egypte, mais celui-ci restera à l'état de dessin. Il est à ce titre le seul architecte non parisien retenu dans le corps du texte du "Rapport sur la situation et le progrès des arts en France depuis 1789" présenté à l'Empereur la même année. Comme tous les artistes de leur temps, Mathurin Crucy et son frère était maçons. Dans notre tableau apparaissent plusieurs éléments francs-maçons : au premier plan, la colonne et au second, le phare mais aussi le trépied pyramidal sur lequel l'architecte a posé ses documents ou encore les compas au centre et à droite de la composition, ou le trépied. Rappelons que l'élégie Romaine de Jacques Sablet (musée de Brest) est souvent lue par une symbolique maçonnique. L'hémicycle et la série des bustes rappellent des modèles romains, peut-être celui du Casino de Pie IV ou celui du Janicule. La colonne évoque peut-être celle que Grucy projetait d'édifier à Rome, en 1789, pour célébrer les débuts de la Révolution.

Jacques SABLET (Morges 1749 Paris 1803) Portrait de Mathurin Crucy (1749 1826) Toile 62 x 50 cm provenance : famille du modèle. Exposition et Bibliographie : catalogue de l'…

Lot n° 15 - Saint-Pétersbourg, 1833
Miroir de toilette en argent d'Ekaterina Gontcharova par Christian
Andreas Iantzen
À décor de filets et écoinçons feuillagés.
Poinçon de l'orfèvre, de l'essayeur Aleksander Ilyich Yashinov
30,5 x 39 cm

Souvenirs de Georges d'Anthès, baron de Heeckeren (1812-1895)
et de Ekaterina Nikolaïevna Gontcharova, baronne de Heeckeren (1809-1843)

Né en Alsace, Georges d'Anthès refuse de servir la monarchie de Juillet et s'engage au service
de la Russie en 1834. Il devient vite un intime du Tzar et rencontre le poète Pouchkine, Natalia
Gontcharova son épouse ainsi que la soeur de celle-ci, Ekaterina.
Séducteur invétéré, il la courtise mais ne semble pas insensible aux charmes de sa soeur Natalia
Pouchkine. Des rumeurs font naître une profonde inimitié entre les deux hommes et le mariage,
le 10 janvier 1837, entre Georges d'Anthès et Ekaterina Gontcharova n'aplanit pas les soupçons
de Pouchkine envers son épouse. Le 8 février il provoque en duel son rival qui le tue.
Gracié par Nicolas 1er, d'Anthès n' a cependant pas d'autre choix que de quitter la Russie.
Ekaterina le rejoint quelques temps après à Berlin.
Installé au château de Soultz en Alsace, Georges d'Anthès embrasse alors une carrière politique
qui le mènera au Sénat sous le Second Empire.

Saint Pétersbourg, 1833 Miroir de toilette en argent d'Ekaterina Gontcharova par Christian Andreas Iantzen À décor de filets et écoinçons feuillagés. Poinçon de l'orfèvre, de l'ess…

Lot n° 16 - Saint-Pétersbourg, 1825
Plateau en argent de Georges d'Anthès par Christian Andreas Iantzen
De forme rectangulaire, à décor feuillagé et godronné, il est orné en son centre
des grandes armoiries d'Anthès.
Poinçon de l'orfèvre, de l'essayeur Aleksander Ilyich Yashinov et du détaillant
Karl Nichols & Heinrich Plinke.
P. 5920 g

Souvenirs de Georges d'Anthès, baron de Heeckeren (1812-1895)
et de Ekaterina Nikolaïevna Gontcharova, baronne de Heeckeren (1809-1843)

Né en Alsace, Georges d'Anthès refuse de servir la monarchie de Juillet et s'engage au service
de la Russie en 1834. Il devient vite un intime du Tzar et rencontre le poète Pouchkine, Natalia
Gontcharova son épouse ainsi que la soeur de celle-ci, Ekaterina.
Séducteur invétéré, il la courtise mais ne semble pas insensible aux charmes de sa soeur Natalia
Pouchkine. Des rumeurs font naître une profonde inimitié entre les deux hommes et le mariage,
le 10 janvier 1837, entre Georges d'Anthès et Ekaterina Gontcharova n'aplanit pas les soupçons
de Pouchkine envers son épouse. Le 8 février il provoque en duel son rival qui le tue.
Gracié par Nicolas 1er, d'Anthès n' a cependant pas d'autre choix que de quitter la Russie.
Ekaterina le rejoint quelques temps après à Berlin.
Installé au château de Soultz en Alsace, Georges d'Anthès embrasse alors une carrière politique
qui le mènera au Sénat sous le Second Empire.

Saint Pétersbourg, 1825 Plateau en argent de Georges d'Anthès par Christian Andreas Iantzen De forme rectangulaire, à décor feuillagé et godronné, il est orné en son centre des gra…

Lot n° 17 - Berlin, XVIIIe siècle, vers 1778
Plateau ovale du service du grand-duc Paul Petrovich
En porcelaine à bord ajouré souligné de filets or. Décor polychrome et or,
au centre l'aigle impérial bicéphale sous la couronne impériale soutenant
deux écus, l'un avec les armoiries de l'Empire russe, l'autre avec les armoiries
Holstein-Gottorp.
Marqué : sceptre en bleu.
33,5 x 26 cm
Ce plateau provient du grand service commandé par l'empereur Frédéric II de Prusse
pour le grand-duc Paul Petrovich, héritier du trône de Russie. À la fin du XIXe siècle,
le service était conservé au palais Gatchina où 357 pièces y furent dénombrées en
1884. 58 pièces de ce service furent vendues en 1930.
Une table avec ce service fut récemment dressé à l'occasion de l'exposition From the
dinner-service Storesrooms, decorating the Russian Imperial Table in the Eighteenth to
early Twentieth Centuries, the State Hermitage Museum, 2016, pp. 258-260.
28 pièces de ce service figuraient dans la vente des collections de la Galerie Popoff
(Christie's, Londres, 23 octobre 2009, lot 156).
Pour une étude de ce service, voir Kazakevich, « Zapadnoevropeiskii farfor v Ermitazhe »,
Istoriia sobraniia, 2003, p. 145-147 and « Shedevry russkogo farfora XVIII veka iz sobraniia
galerei Popov i Ko », 2009, p. 332-333.

Berlin, XVIIIe siècle, vers 1778 Plateau ovale du service du grand duc Paul Petrovich En porcelaine à bord ajouré souligné de filets or. Décor polychrome et or, au centre l'aigle i…

Lot n° 18 - Important coffre et son présentoir en placage d'ivoire, lapis lazuli et bronze ciselé et doré par Jean Claret, 1842
Le couvercle à doucine à décor de feuillages et frises enserrant une couronne de baron surmontant un cartouche chiffré AC. Le corps est orné de plaques et de colonnettes en lapis, il repose sur un piédouche rectangulaire à entrelacs
feuillagés.
Signé Paris 1842, Jn Claret ARCHte INVt & DELINEAVIT.
H. 52 L. 62 P. 49 cm
Le présentoir en placage d'ivoire, dessus de cuir (probablement changé), piétement formé par quatre montants en bronze ciselé et doré en forme de console concavo-convexe réunis par une entretoise, terminés par des pattes
de casoar et reposant sur une base pleine plaquée d'ivoire. Restaurations.
H. 79 L. 73 P. 59 cm
H. totale 131 cm
Provenance :
Très probablement un cadeau à l'occasion de la naissance en 1842 d'Alfred Charles de Rothschild, fils de Lionel de Rothschild (1808-1879) et de Charlotte de Rothschild
(1819-1884), fille de Carl Mayer von Rothschild. Jean Marie Pie Claret, né en 1805, architecte et décorateur des Rothschild, travailla en particulier pour les barons James et Salomon de Rothschild. Il a fourni des projets pour le château de Pregny et la rue Lafitte. Il fut un proche de Balzac à qui il servit de prête-nom lors de ses démêlés financiers, notamment lorsque Balzac tenta de racheter à bon compte les Jardies, sa maison de Sèvres qui devait être mise en vente à l'encan.
Sur les Jardies, voir L. Gozlan, Balzac intime, À la librairie illustrée, p.140-170 ; E. Werdet,
Portrait intime de Balzac, sa vie, son humeur et son caractère, E. Dentu, 1859, p. 339-
341 ; T. Gautier, Balzac, éd. J.L. Steinmetz, Le Castor Astral, 1999, p. 68-78.
Nous remercions madame Pauline Prévost-Marcilhacy pour son aide dans l'identification de la provenance de ce coffre et madame Marie-Bénédicte Diethelm pour ses précisions sur les liens entre Claret et Balzac.

Important coffre et son présentoir en placage d'ivoire, lapis lazuli et bronze ciselé et doré par Jean Claret, 1842 Le couvercle à doucine à décor de feuillages et frises enserrant…

Lot n° 19 - Sèvres
Paire de vases Médicis de la troisième grandeur, époque Louis Philippe, 1844
En porcelaine à fond bleu, à décor polychrome sur chacun d'une vue du château d'Eu.
Sur l'un, château d'Eu pris du moulin de Pakam, la peinture signée Langlacé et sur l'autre Château d'Eu, Seine Inférieure, la peinture signée Bucquet ; les peintures dans des cadres rectangulaires à pans coupés sont cernées de
rinceaux feuillagés, guirlandes de fleurs, palmettes, rosaces et fleurons en or et platine ; au revers les armoiries de la famille d'Orléans en or et platine dans un écu sous une couronne royale dans un médaillon circulaire, le bord
supérieur décoré de godrons simulés, base carrée en bronze doré.
Marqués à l'intérieur en bleu : Sèvres LP couronné 1844.
L'un accidenté restauré.
H. 42 L. 30 cm
Ces vases Médicis entrent au magasin de vente de la manufacture de Sèvres le
17 janvier 1845 ainsi décrits : Deux vases Médicis 3e sans anses fond bleu, cartels de
paysages vues du château d'Eu (Sèvres, cité de la Céramique (Arch. Vv4, f° 36). Le prix
de vente est fixé à 800 francs chaque. La feuille d'appréciation précise que les peintres
Louis Léon Bucquet (décorateur à Sèvres de 1842 à 1848) et Jean-Baptiste Gabriel
Langlacé (décorateur à Sèvres de 1807 à la fin de l'année 1844) reçurent chacun
225 francs, tandis que le doreur fut payé 165 francs (Arch. Sèvres Pb11 1845).
Ces vases sont présentés à l'Exposition des produits des manufactures royales en
janvier 1846 au Louvre sous le n°19. Décrits : 2 vases Médicis 3e fond bleu Vues du
Château d'Eu, nos vases sont livrés le 1er août 1850 par ordre du ministre de l'Agriculture
et du commerce au duc de Montmorency pour le comte de Neuilly, titre porté par le
roi Louis Philippe en exil (Arch. Sèvres, Vbb11, fol. 35 v). Louis Philippe est alors installé
en Angleterre, au château de Claremont dans le Surrey où il décède le 26 août 1850.

Sèvres Paire de vases Médicis de la troisième grandeur, époque Louis Philippe, 1844 En porcelaine à fond bleu, à décor polychrome sur chacun d'une vue du château d'Eu. Sur l'un, ch…

Lot n° 20 - Georges Clairin (1843-1919)
Pierrette, l'élégante au chapeau de plume
Huile sur toile signée en bas à gauche
236 x 139 cm
Élève d'Isidore Pils et de Picot à l'École des Beaux-Arts de Paris, Georges Clairin travaille surtout en compagnie de son ami le peintre Henri Regnault, avec qui il entreprendra plusieurs voyages, en Bretagne d'abord, puis en Espagne et au Maroc dans les années 1869-70. Tous deux sont mobilisés pendant la guerre de 1870, et Georges Clairin perd son compagnon au combat.
Clairin expose régulièrement ses oeuvres au Salon des peintres orientalistes français (1909), au Salon des artistes algériens et orientalistes d'Alger, à la Société coloniale des artistes français (1910), et au Salon des artistes français (1914). Récompensé de nombreuses fois, Georges Clairin reçoit notamment une Médaille d'argent à
l'Exposition universelle de Paris en 1889. Grand admirateur et ami intime de Sarah Bernhardt, Georges Clairin possède un atelier dans sa maison de Belle-Ile-en-Mer.
Il réalisera de nombreux portraits de l'actrice d'une réelle finesse et d'une grande poésie, dont le célèbre Portrait de Sarah Bernhardt, exposé en 1876 à Paris au Petit- Palais.
Georges Clairin est également l'auteur de plusieurs compositions murales, aux Théâtres de Cherbourg et de Tours, à l'Opéra de Paris où Charles Garnier lui commande trois plafonds en 1874, et où il terminera l'escalier inachevé par son maître Isodore Pils. Il effectue également de grandes fresques pour la Sorbonne, la Bourse du
Commerce et l'Hôtel de Ville. Ses sujets sont très variés : fêtes vénitiennes, ballets de l'opéra, scènes de genre et scènes orientalistes.
En 1901, une importante exposition lui est consacrée à Paris, à la Galerie Georges Petit.

Georges Clairin (1843 1919) Pierrette, l'élégante au chapeau de plume Huile sur toile signée en bas à gauche 236 x 139 cm Élève d'Isidore Pils et de Picot à l'École des Beaux Arts …

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